SENEGAL-SANTE
Dakar, 15 juil (APS) – Des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) ont bénéficié, mercredi, d’une session d’information sur l’hémophilie, dans le but de mieux faire connaître cette maladie génétique encore peu comprise au Sénégal et encourager les apprenants à relayer l’information auprès de leurs familles et proches, a constaté l’APS.
Cette journée de sensibilisation sur l’hémophilie, une pathologie héréditaire liée à un trouble de la coagulation sanguine, est organisée par l’Association sénégalaise des hémophiles (ASH).
Selon Abdoulaye Ndiaye, étudiant en sciences économiques et gestion atteint d’une hémophilie B modérée et porte-parole du jour, le choix du campus universitaire pour mener cette activité de sensibilisation n’est pas fortuit.
“L’UCAD regroupe presque tout le Sénégal. Des étudiants viennent de toutes les régions. Si un étudiant reçoit l’information, il peut ensuite la transmettre dans sa famille et dans sa région”, a t-il notamment déclaré.
“L’environnement universitaire facilite également les échanges autour de cette maladie. Ici, il y a des étudiants en médecine, en sciences, des personnes qui comprennent plus facilement ce qu’est une maladie génétique. Cela rend les explications plus accessibles”, a fait savoir Abdoulaye Ndiaye.
Au sortit de cette journée de sensibilisation, l’Association sénégalaise des hémophiles espère que les étudiants deviendront des relais de sensibilisation au sein de leurs familles et de leurs communautés.
“Nous voulons que les étudiants sachent qu’il existe une maladie appelée hémophilie, qu’elle est rare et héréditaire et qu’il est important d’en parler autour de soi”, a insisté M. Ndiaye.
Il a en également rappelé qu’il existe deux formes principales de la maladie : l’hémophilie A, liée à un déficit du facteur de coagulation VIII, et l’hémophilie B, causée par un déficit du facteur IX. Chaque forme peut présenter différents degrés de sévérité : sévère, modéré ou mineur.

“Certaines personnes ont moins de 5 % de facteur de coagulation, d’autres un peu plus. C’est ce qui détermine la gravité de la maladie”, a expliqué le porte-parole du jour.
Selon lui, cette diversité des situations rend indispensable un dépistage précoce – thème central de la dernière Journée mondiale de l’hémophilie -, d’où son appel à effectuer un diagnostic précoce pour une meilleure prise en charge des malades.
L’Association sénégalaise des hémophiles compte environ 400 personnes vivant avec l’hémophilie, d’après les dernières données, tandis qu’à l’UCAD, seuls trois membres sont recensés.
“Nous avons besoin de personnes qui ne sont pas hémophiles, mais qui veulent nous accompagner, nous aider à sensibiliser davantage. Nous appelons tout le monde à se mobiliser”, a en outre lancé Abdoulaye Ndiaye.
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