SENEGAL-CLIMAT-GENRE
Dakar, 15 juil (APS) – L’organisation sénégalaise à but non lucratif, Citoyens actifs pour la justice sociale (CAJUST), a organisé, mercredi à Dakar, un atelier destiné de renforcement des capacités des chefs de cellules genre des institutions publiques, des points focaux, ainsi que des représentantes de mouvements féminins et féministes sur les questions de gouvernance climatique et de transition énergétique.
“L’objectif est de faire en sorte que les femmes ne soient plus simplement des bénéficiaires, mais qu’elles participent à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des politiques climatiques”, a déclaré la chargée de projet Justice et Équité Genre de CAJUST, Astou Diop, à l’ouverture de cet atelier de deux jours.
Selon elle, le choix de cibler ces cellules s’explique par leur rôle dans l’intégration de la dimension genre dans les politiques publiques, et l’importante capacité de mobilisation, de plaidoyer et d’accompagnement des communautés des mouvements féminins et féministes.
Mme Diop a rappelé que les femmes figurent parmi les premières victimes des changements climatiques en raison des inégalités structurelles qui limitent leur accès à la terre, aux ressources, au financement, à l’énergie et aux mécanismes de prise de décision.
“Prendre des décisions sur les politiques climatiques sans intégrer les femmes les rendrait inefficaces”, a-t-elle soutenu, soulignant que ces dernières sont fortement présentes dans des secteurs particulièrement vulnérables aux aléas climatiques tels que l’agriculture, la transformation des produits agricoles, la collecte de l’eau et la sécurité alimentaire des ménages.
Elle a indiqué que la formation permettra aux participantes de mieux maîtriser les notions de changement climatique, de transition énergétique et les liens entre ces enjeux et le genre, afin de renforcer leur capacité à influencer les politiques publiques.
Aïssatou Diouf, représentante de l’African Climate Foundation (AFC), partenaire de CAJUST, a insisté sur la nécessité de prendre en compte les impacts du changement climatique sur les femmes.
“Même si le changement climatique touche l’ensemble des couches sociales, ce sont les femmes qui sont les plus impactées”, a-t-elle indiqué, relevant qu’elles interviennent dans des secteurs stratégiques, notamment l’agriculture, sans pour autant être suffisamment associées à l’élaboration des politiques climatiques.
D’après Mme Diouf, une meilleure prise en compte des priorités des femmes est indispensable pour renforcer leur résilience, améliorer l’efficacité des politiques climatiques et permettre au Sénégal de respecter ses engagements nationaux et internationaux en matière de lutte contre le changement climatique.
Elle a réaffirmé l’engagement de l’African Climate Foundation à accompagner les initiatives visant à renforcer les capacités et le leadership des femmes, estimant que leur implication constitue un levier essentiel pour une gouvernance climatique plus juste, inclusive et efficace.
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