SENEGAL-SOCIETE-MINE
Ziguinchor, 28 juil (APS) -Salomon Diédhiou, le directeur du Centre national d’actions antimines au Sénégal (CNAMS) a déclaré, mardi, que les réalités concernant le déminage ont évolué, imposant un nouveau contexte qui rend incontestable une révision des outils et des messages afin de garantir leur pertinence et leur adéquation aux défis actuels.
”Un premier atelier d’harmonisation a été organisé en 2008. Il avait permis d’avoir des outils de référence, notamment des affiches, des dépliants, des boîtes à images et un abécédaire qui ont servi de base au projet pendant de nombreuses années. Près de deux décennies, plus tard, il convient de souligner que les réalités ont incontestablement évolué. Ce nouveau contexte rend indispensable une révision des outils et des messages afin de garantir leur pertinence et leur adéquation aux défis actuels”, a-t-il dit.
M. Diédhiou intervenait à l’ouverture d’un atelier d’harmonisation des outils d’éducation des engins explosifs à l’initiative du ministère des Affaires étrangères du Luxembourg.
Pour lui, l’action contre les mines repose sur plusieurs piliers complémentaires, à savoir le déminage, l’éducation aux risques, l’assistance aux victimes, le plaidoyer et la destruction des stocks.
Ces différents composantes, ne peuvent, selon lui, produire de résultats escomptés que ‘’lorsqu’elles sont exécutées de manière cohérente et coordonnée”.
Salomon Diédhiou a fait savoir que le déminage permet d’éliminer le danger, alors que l’éducation aux risques donne la possibilité aux communautés de vivre en attendant que toutes les terres soient déminées et permet aussi d’adopter des comportements sûrs, de réduire les risques d’accidents et d’accompagner les opérations sur le terrain.
”Il importe ainsi de retenir que le déminage et l’éducation aux risques sont deux actions indispensables, d’une même stratégie, celle visant à sauver des vies et restaurer la sécurité”, a-t-il soutenu, laissant entendre que les conclusions des travaux de cet atelier vont ”constituer une référence pour la conception des futurs supports de sensibilisation et de mise en oeuvre des prochains projets d’éducation aux risques.

De son côté, Abdourahmane Bâ, Chef du projet ”RVA à Humanité et Inclusion” a insisté sur l’actualisation du cadre commun de référence, s’appuyant sur l’évolution du contexte, les méthodes de communication et les besoins des communautés.
Il a signalé que les acteurs ont l’opportunité de construire des outils plus modernes, plus inclusifs et mieux adaptés aux réalités du terrain, capables de renforcer l’efficacité des interventions au bénéfice des populations.
Il rappelé que, depuis 20 ans ”Humanité et Inclusion” accompagne les communautés affectées par les mines en Casamance, à travers le déminage humanitaire, l’éducation aux risques, l’assistance aux victimes et la relance des activités socio-économiques.

”Notre ambition commune est claire : permettre à chaque communauté de vivre en sécurité, de retrouver l’accès à ses terres et dérouler ses activités économiques et de contribuer pleinement à une paix durable”, a lancé M. Bâ.
AT/FKS/MTN

