SENEGAL-SEMENCES-EXPERIENCE
Thiès, 22 sept (APS) – Le projet Vision pour des cultures et des sols adaptés (VACS), ayant mis au point des variétés climato-intelligentes de semences améliorées de mil, de niébé, d’arachide, de sorgho, pourrait servir de modèle à l’échelle nationale, a indiqué à Thiès le directeur de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) de Bambey, Bassirou Sine.
‘’Ce projet pourrait servir de modèle à implémenter au niveau national”, a dit Bassirou Sine, lors de la cérémonie de clôture du projet VACS mis en œuvre pendant trois ans dans douze régions du Sénégal, parmi lesquelles Thiès, Kaffrine, Kaolack, Fatick, Ziguinchor et Sédhiou.
‘’Les variétés améliorées sont pour la plupart climato-intelligentes. Que ce soit le mil, le niébé, le sorgho ou l’arachide, les dernières variétés qui ont été créées s’adaptent à leur zone de culture”, a affirmé, lundi, le chercheur de l’Institut sénégalais de recherches agricoles.
Il a souligné que ‘’de nombreux efforts ont été faits en termes de semences, notamment, le niébé et le mil, ainsi que de partenariat entre la recherche, les entreprises semencières, mais aussi le réseau de coopérative des semenciers impliqués dans le Réseau des producteurs de semences dans ce projet’’.
Selon le directeur de l’ISRA de Bambey, le projet a aussi formé des producteurs pour être des relais.
‘’Ces actions sont à préciser dans le futur et c’est ainsi, que nous pourrons mettre en place un réseau ou un dispositif de production de semences qui soit plein et durable’’, a dit le responsable.
”Cette démarche devrait porter ses fruits, en menant le pays à la souveraineté semencière, qui nous conduira à la souveraineté alimentaire”, a-t-il poursuivi.
Chaque partenaire du projet a pu montrer, à travers un exposé, ‘’la quantité de semences, qu’il a produite durant les trois ans du projet, [et] qui représente des dizaines de tonnes”.
Il a précisé que bien qu’ayant un coût, les semences restent accessibles aux producteurs.
M. Sine a expliqué qu’en alliant les variétés de semences disponibles et les semences de pré-base, il est possible d’atteindre un objectif de production.
‘’Je pense que c’est par cette voie, avec une programmation pluriannuelle, que nous arriverons à régler le problème de la disponibilité de semences pour la production nationale et pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire”, a-t-il poursuivi.
‘’Il y a de très bonnes variétés au Sénégal, comme le mil et le niébé’’, a pour sa part, indiqué le président du Groupe sur les systèmes semenciers, Issoufou Kapran.
Selon lui, ‘’il est ressorti de ce projet que ce sont des espèces extrêmement importantes, mais marginalisées du point de vue des investissements”.
M. Kapran note que l’objectif de ce projet est d’amener les partenaires à assurer la production de semences de très bonne qualité, c’est-à-dire ‘’pures entre 90 et 100 %’’.
Le producteur disposera ainsi sur sa parcelle d’une variété uniforme correspondant aux propriétés définies par les chercheurs, a-t-il relevé.
‘’Si les chercheurs disent qu’une variété a 90 de maturation, c’est exactement ce que l’on va constater sur le terrain’’, a dit M. Kapran, à titre d’exemple.
Il a appelé les politiques à accorder plus d’importance à ces cultures. ‘’Il faut, a-t-il recommandé, donner beaucoup plus d’importance à ces cultures traditionnelles, parce qu’[elles] sont très rustiques, très adaptées au milieu, surtout aujourd’hui avec les changements climatiques”.
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