Cybersécurité : Khady Sarr alerte sur les risques pour la continuité des soins
Cybersécurité : Khady Sarr alerte sur les risques pour la continuité des soins

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Dakar, 20 août (APS) – La députée Khady Sarr a alerté jeudi sur les risques qu’une cyberattaque ferait peser sur la continuité des soins dans les établissements sanitaires, appelant à renforcer la résilience numérique des hôpitaux, centres de santé et services d’urgence, notamment le SAMU.

“Comment le gouvernement compte-t-il garantir que les hôpitaux, les centres de santé et les systèmes comme SAMU disposeront de la résilience numérique nécessaire pour assurer la continuité des soins de santé en cas d’attaque ?”, a-t-elle demandé lors de l’examen du projet de loi relatif à la protection des infrastructures d’information critiques.

Mme Sarr a demandé au gouvernement de préciser les mesures prévues pour permettre aux structures de santé de maintenir leurs activités essentielles en cas d’attaque informatique.

“Nous avons constaté les conséquences d’une simple coupure d’électricité pour un poste de santé, une cyberattaque pourrait avoir des conséquences bien plus dramatiques”, a-t-elle souligné.

Elle a notamment insisté sur la nécessité de renforcer la résilience numérique des établissements sanitaires, compte tenu de leur caractère essentiel pour la prise en charge des populations.

La députée, membre du groupe parlementaire majoritaire Pastef-Les Patriotes a également interpellé le gouvernement sur la protection des données de santé couvertes par le secret médical, notamment lorsqu’elles sont hébergées ou traitées par des prestataires extérieurs.

“Quelle mesure ce projet de loi prévoit pour les données de santé qui relèvent du secret médical, notamment lorsqu’elles sont hébergées ou traitées par des prestataires extérieurs ?”, a-t-elle demandé.

La parlementaire a par ailleurs appelé à prendre en compte les populations rurales ou isolées dans la mise en œuvre de la politique nationale de cybersécurité, afin d’éviter une protection inégale des infrastructures selon les territoires.

Elle s’est notamment interrogée sur le risque de voir apparaître “une cyberprotection à deux vitesses, privilégiant les infrastructures urbaines au détriment de celles rurales”.

La députée a également  insisté sur la nécessité de doter l’Autorité nationale de cybersécurité de ressources humaines et financières suffisantes pour ses missions.

“L’expérience nous montre que beaucoup de lois, parfois de très bonnes lois, bien faites, restent mortes, faute de moyens”, a-t-elle déploré.

Elle a demandé au gouvernement de préciser le calendrier de publication des décrets d’application et de garantir la mobilisation de ressources humaines et financières suffisantes pour assurer l’effectivité du dispositif.

AN/FD/BK