SENEGAL-MONDE-SOCIETE
Dakar, 27 mai (APS) – Le directeur de la communication au ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Habibou Dia, nouvellement élu ambassadeur de la cohorte du programme de bourse DongFang de l’Université de Pékin, propose la mise en place d’un cadre de gouvernance ouvert pour la réussite des missions assignés aux membres de ce cadre de réflexion sur les enjeux portant sur le Sud Global.
Le programme de bourse DongFang de l’Université de Pékin réunit chaque année des participants issus de plusieurs pays autour des questions de gouvernance, de coopération internationale et de développement du Sud global.
M. Dia a été élu ambassadeur de la cohorte du programme de bourse DongFang de l’Université de Pékin, à l’issue d’un vote réunissant des représentants de 58 pays.
Il s’est imposé face à plusieurs candidats issus notamment de Cuba, de Birmanie, de Trinité-et-Tobago, du Pakistan et des Maldives.
Son élection marque une reconnaissance du rôle de coordination et de représentation confié à l’ambassadeur de la cohorte, chargé de fédérer les participants autour d’une vision commune et de renforcer les liens entre les anciens bénéficiaires du programme.
“Je conçois donc le rôle de l’ambassadeur comme suit : servir notre communauté en garantissant une représentation légitime”, a-t-il déclaré dans sa première adresse, soulignant la nécessité d’entretenir “les liens solides” entretenus par les acteurs concernés, en vue de mieux servir le Sud global.
Il s’est dit favorable à une représentation équitable des différentes régions, en tenant compte de la parité homme-femme, non sans préconiser “un cadre de gouvernance ouvert incluant le plus grand nombre de bénévoles possible”, pour la concrétisation de la vision sous-tendant cette initiative.
“Outre les vice-ambassadeurs, nous aurions besoin de points focaux régionaux, et, compte tenu de la diversité des compétences dont regorge ce groupe (économistes, avocats, experts financiers, entre autres), de cellules thématiques, chargées d’étayer notre réflexion et de contribuer à [sa] mise en œuvre”, a-t-il ajouté.
Habibou Dia a insisté sur la nécessité de travailler à obtenir des résultats dans la conduite des missions arrêtées, “en particulier dans le contexte du lancement par la Chine de l’Alliance des think-tanks du Sud global”.
“Notre groupe peut apporter une contribution significative en faveur du développement du Sud global, en tirant parti du 15ème Plan quinquennal de la Chine. Je considère que nous, les anciens élèves de Dongfang, sommes des pionniers dans le monde d’aujourd’hui, chargés de promouvoir une diplomatie de paix et de prospérité, et de diffuser des informations fiables sur ce qu’est réellement la Chine”, a-t-il déclaré.
“Nous pouvons d’ores et déjà mettre en place un laboratoire d’idées et de publications, ainsi qu’un bureau opérationnel”, ledit laboratoire pouvant servir à optimiser les publications.
“En ce qui concerne le bureau opérationnel, si l’on considère que ce programme a démarré en 2019, avec une moyenne de 50 étudiants par cohorte, cela représente près de 300 personnes exceptionnelles – des citoyens jouissant d’une grande influence”, a poursuivi Habibou Dia, l’objectif ultime devant consister à créer “un Cercle mondial d’amitié pour une gouvernance pacifique et la prospérité”.
“Dans le même état d’esprit, a-t-il préconisé, nous pourrions aussi lancer notre média alternatif mondial, une plateforme d’information dédiée aux pays du Sud global, et inviter les brillants enseignants de ce programme à donner des cours inauguraux dans nos différentes universités”.
AUT : BK
