SENEGAL-AQUACULTURE-REGLEMENTATION
Thiès, 24 sept (APS) -L’Agence nationale de l’aquaculture (ANA) en collaboration avec l’Agence de coopération belge (Enabel) et des acteurs de la filière, a lancé mercredi à Thiès, un atelier de consolidation et de validation de 11 actes réglementaires relatifs au Code de l’aquaculture, a constaté l’APS.
‘’C’est un atelier pour la consolidation d’actes réglementaires qui concerne le Code de l’aquaculture qui a été promulgué en 2022’’, a indiqué le directeur général de l’ANA, Samba Ka, lors de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre.
Selon M. Ka, certains actes étaient déjà finalisés et signés, d’autres sont en cours de signature.
‘’Il restait 11 actes à consolider et à valider avec les acteurs, avant leur soumission à la tutelle pour signature’’, a-t-il poursuivi.
Ce séminaire regroupe, notamment, les cellules juridiques de l’ANA et du ministère des Pêches et de l’Economie maritime, les fermiers, les associations régionales des acteurs de la filière aquacole (ARAFA), ainsi que l’Association nationale des acteurs de la filière aquacole du Sénégal.
‘’Nous avons également les chercheurs, les universités et les centres de recherche comme l’Université du Sine-Saloum, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, en plus du Centre de recherche océanographique de Dakar’’, a poursuivi le directeur général de l’ANA.
La loi portant Code de l’aquaculture a été promulguée en 2022, le décret d’application en 2024 et l’agence existe depuis 2006, a relevé le DG de l’ANA, ajoutant que vu ce retard, les acteurs sont “dans les rattrapages”.
Selon lui, il reste l’application effective du code, “qui ne peut être faite qu’avec la finalisation de tous les textes qui encadrent, et qui accompagnent ce code”.
La réglementation ou la législation “crédibilise” un secteur, donne des garanties aux investisseurs qui s’y intéressent, tout en encadrant l’activité dont la finalité est d’arriver à un produit alimentaire sécurisé pour la consommation humaine.
“Beaucoup de stocks de ressources halieutiques sont au rouge aujourd’hui, et sur le plan économique, le Sénégal ressent cette situation, avec une baisse de la contribution de ces ressources”, relève le responsable de l’ANA.
Il a également évoqué les pertes d’emploi, avec leur lot de conséquences, dont l’émigration irrégulière.
‘’Donc, aujourd’hui, l’aquaculture constitue une solution à cette baisse, pour mieux répondre à la sécurité alimentaire, à la souveraineté alimentaire dont on parle tant mais également à la création d’emplois’’, a souligné Samba Ka.
‘’Enabel, aux côtés de l’ANA, compte accompagner les acteurs suivant un processus entrepreneurial, où des entités seront identifiées dans chaque région pour les renforcer à mieux porter la question liée à la production d’alevins mais aussi liée à la production d’aliments’’, a pour sa part déclaré, l’expert en développement des filières pour Enabel, Ousmane Pouye.

La production d’alevins et d’aliments est considérée comme un des “goulots d’étranglement du secteur aquacole”, a dit M. Ka.
‘’Enabel, dans le cadre de son programme passé, a accompagné l’État du Sénégal à travers la mise en place d’un pôle aquacole dans lequel un dispositif complet d’accompagnement de la filière, est en train d’être mis en place”, a dit M. Ka.
“Tous ces éléments viennent pour renforcer ce que l’ANA est en train de faire’’, a fait savoir M. Pouye.
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