SENEGAL-AFRIQUE-ENVIRONNEMENT
Accra, 21 sept (APS) – Le député sénégalais, Guy Marius Sagna, membre du Parlement de la CEDEAO, a appelé lundi à Accra, à s’attaquer au modèle d’exploitation des ressources, à l’origine, selon lui, des déséquilibres environnementaux et des inégalités entre les régions du monde.
‘’Le problème, ce n’est pas le changement climatique, mais l’exploitation capitaliste, cause fondamentale des déséquilibres environnementaux et des inégalités entre les régions du monde’’, a souligné le parlementaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Il s’exprimait lors d’un séminaire organisé dans la capitale du Ghana, en marge de la deuxième session extraordinaire du l’institution parlementaire. Il est placé sous le thème : ‘’Changements climatiques, sécurité humaine et développement durable dans la région de la CEDEAO’’.
‘’Ne parler que de changements climatiques, c’est comme, pour un malade, ne parler que de sa température qui est forte. Derrière la température, il y a autre chose ‘’, a averti M. Sagna, signalant que les 54 Etats africains ne serait responsable que de moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Le continent africain figure pourtant parmi les parmi les principales zones victimes des conséquences du dérèglement climatique, a-t-il déploré, appelant ainsi examiner les responsabilités respectives dans la production des émissions de gaz à effet de serre et les conséquences des changements climatiques.
Le parlementaire sénégalais a également dénoncé ce qu’il considère comme une exploitation excessive des ressources naturelles au nom de la recherche du profit, citant notamment les terres, les océans et les forêts.
‘’Les êtres humains n’ont pas de planète B. Nous n’avons que la planète Terre ‘’, a-t-il lancé, estimant que la protection de l’environnement devrait bénéficier d’une volonté politique comparable à celle mobilisée face à d’autres crises internationales.
Guy Marius Sagna a, ainsi plaidé pour une réponse politique plus forte aux enjeux climatiques, estimant que les États africains doivent davantage faire entendre leur voix dans les discussions internationales sur le climat, le financement et la protection des ressources naturelles.
AN/AKS
