SENEGAL-TRANSPORT-PARTENARIAT
Dakar, 21 sept (APS) – L’Office national de formation professionnelle (ONFP) et la Banque pour le commerce et l’industrie du Sénégal (BCI) ont signé lundi à Dakar, une convention de partenariat visant à accompagner le déploiement progressif de véhicules électriques et à renforcer les compétences des chauffeurs appelés à les conduire.
Le partenariat porte notamment sur la formation des chauffeurs en matière de conduite sécuritaire et professionnelle, de sécurité routière, de prise en main et de gestion des véhicules électriques, ainsi que d’accueil et d’expérience client.
La directrice de l’ONFP, Mame Awa Ndoye, a souligné l’importance de la formation des ressources humaines dans un contexte marqué par d’importants investissements dans les infrastructures de transport et l’introduction de nouvelles technologies.
“La performance des équipements et des infrastructures ne saurait suffire à elle seule. Il faudra forcément des ressources humaines qualifiées, compétentes, disciplinées et capables de répondre aux exigences d’un secteur en constante évolution”, a-t-elle déclaré lors de la cérémonie de signature.
Elle estime que la formation des conducteurs professionnels constitue désormais “un enjeu stratégique”, au-delà de la seule maîtrise technique de la conduite.
Elle doit notamment intégrer la sécurité routière, la prévention des accidents, la qualité du service, la connaissance des nouvelles technologies et la prise en compte des autres usagers, a-t-elle expliqué.
“Former un conducteur professionnel, c’est contribuer directement à la sécurité des citoyens, à l’amélioration de la qualité du service délivré et à la compétitivité de notre économie”, a ajouté Mame Awa Ndoye.

La directrice de l’ONFP a présenté le partenariat avec la BCI comme une illustration de la complémentarité entre les secteurs public et privé, la première apportant son expertise en matière de formation et d’accompagnement des bénéficiaires.
Représentant le directeur général de la BCI Sénégal, Mbassor Sarr a insisté sur la place du chauffeur dans la réussite du dispositif.
“Le chauffeur est essentiel parce que c’est lui, seul dans le véhicule, avec son client, qui peut délivrer cette volonté qu’on a et qui nous a coûté beaucoup d’argent, beaucoup d’efforts”, a-t-il déclaré.
Il a notamment mis en avant l’introduction de véhicules électriques, présentés comme une solution permettant de réduire les émissions liées au transport et les dépenses de carburant.
“Ce sont des véhicules électriques, zéro pollution, avec des niveaux de rentabilité qui sont considérables du fait qu’on n’achète plus le carburant”, a-t-il expliqué.
Selon lui, la formation doit permettre aux chauffeurs de maîtriser les spécificités de ces véhicules, mais également d’offrir aux usagers un service répondant aux exigences de sécurité et de confort.
“Si le chauffeur comprend les enjeux, le projet sera réussi pour tous les Sénégalais”, a-t-il soutenu.
M. Sarr a indiqué que la BCI entend inscrire cette initiative dans une perspective nationale, avec la possibilité de l’étendre progressivement à d’autres régions du pays.
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