SENEGAL-AGRICULTURE
Bakel, 2 juil (APS) – Les producteurs du département de Bakel (est) ont reçu une quantité suffisante de semences et d’engrais pour la campagne agricole qui a déjà démarré, a assuré le chef de service départemental du développement rural (SDDR), Mbaye Sarr Diop.
”La campagne agricole a bien démarré dans l’ensemble des douze communes du département. On revient d’une tournée pour voir le maillage dans département, déjà là où je vous parle, les cultures de maïs, de sorgho et de l’arachide sont au stade végétatif”, a indiqué M. Diop, dans un entretien avec l’APS.
Il souligne que la mise en place des semences de sorgho, première céréale cultivée dans ce département de la région de Tambacounda, a atteint 100% pour un taux de cession de 28%.
Les semences de sorgho sont produites dans la zone et sont certifiées et subventionnées par l’État du Sénégal, a-t-il rappelé.
“Les premières mises en place concernent les semences d’arachide. Le taux de cession est à 100% au niveau des 12 communes. Il y a eu des quotas au total de 295 tonnes pour le département”, a-t-il renseigné.
Sur les trois dernières années, les producteurs misent beaucoup sur cette spéculation, selon le chef du service départemental du développement rural.
Les semences de niébé ont été mises en place a mise en place à 50%, a-t-il signalé.
“Hormis les semences, il y a des engrais”, à savoir le Triple 15, le NPK 10-10-20 et 6-20-10, mais aussi l’urée, a-t-il signalé.
”Pour le Triple 15, qu’on utilise pour la culture de maïs et le sorgho, le taux de mise en place est à 60%. Soit 120 tonnes sur 200, et les producteurs ont commencé à en acheter”, avance le technicien.
Pour le 6-20-10, l’engrais utilisé pour l’arachide, le taux de mise en place est de 100% et celui de cession 10%.
L’urée est à 66% soit 250 tonnes mises en place. Et pour l’engrais 15-10-10, destiné au mil et au sorgho, la mise en place est à 55% au profit des producteurs, a-t-il assuré.
Mbaye Sarr Diop a invité les producteurs à éviter les zones basses, considérant que le département de Bakel est souvent touché par des inondations qui causent des dégâts et des pertes énormes aux cultures.
“L’aspect climatique pèse sur le département de Bakel. L’année dernière, c’est 900 hectares, toutes cultures confondues, qui ont été perdus. On conseille aux producteurs d’éviter les zones basses qui s’inondent rapidement. L’autre conseil, c’est d’encourager les coopératives à se lancer dans la multiplication semencière”, a-t-il conclu.
AND/ABD/BK
