SENEGAL-MONDE-TRAVAIL
Dakar, 11 juin (APS) – Le président de Business Africa, Baïdy Agne a échangé à Genève en Suisse, avec le directeur général du Bureau International du travail (BIT), Gilbert Houngbo, sur la nécessité de renforcer le rôle de l’Organisation internationale du travail (OIT) dans la régulation mondiale du travail et de l’entreprise, a-t-on appris, jeudi, de ses services.
Cette entrevue entre les deux hommes s’est déroulée, mardi à Genève (Suisse), en marge de la 114ème session de la Conférence internationale du travail qui se tient du 1er au 12 juin.
‘’Cette audience avait pour but de renforcer le rôle majeur que joue le BIT dans la régulation mondiale de l’entreprise et du travail, au regard des nouveaux enjeux et défis auxquels les employeurs, les travailleurs et les gouvernements font face’’, indique un communiqué de presse reçu à l’APS.
Baïdy Agne également président du Conseil national du patronat (CNP) du Sénégal était accompagné d’une délégation restreinte de la plus grande confédération patronale du continent africain, Business Africa, comprenant le président du Patronat de l’Algérie, du président du Patronat de la Zambie, et de trois membres titulaires-employeurs africains au Conseil d’administration du BIT, dont le secrétaire général du Conseil national du patronat (CNP), Hamidou Diop.
Selon la même source, le président de Business Africa a fait part de ‘’ses vives inquiétudes suite aux coupes budgétaires des Etats-Unis, premier contributeur du BIT et représentant 22% de son budget ordinaire’’.
Selon lui, le retrait des Etats-Unis va impacter fortement l’unique agence tripartite de l’Organisation des Nations unies.
M. Agne considère que ‘’même si d’autres organismes des nations unies sont également impactés financièrement, l’OIT ne devrait pas être concernée, car elle est la seule institution internationale tripartite jouant un rôle majeur pour la régulation mondiale de l’entreprise et du travail, ainsi que pour la paix, la stabilité et la justice sociales dont nous avons tous besoin’’.
Le président de Business Africa et le directeur général du Bureau international du travail ont abordé aussi d’autres questions relatives à la norme sur le travail décent dans l’économie des plateformes, ainsi que celles sur le dialogue social et le tripartisme social.
Sur l’économie des plateformes, les deux hommes ont souligné ‘’toute l’importance que les employeurs, les travailleurs et les gouvernements doivent accorder à cette nouvelle économie génératrice de valeur ajoutée, d’emplois et de redistribution de revenus”.
”Il faut savoir que le développement des plateformes est au cœur de la croissance économique mondiale avec des enjeux sociaux, économiques, financiers et culturels se multipliant’’, renseigne le texte.
Baïdy Agne est d’avis que le secteur privé africain doit davantage prendre des positions sur certains sujets liés à la complexité et à la diversité des plateformes dans le monde.
Cette posture doit être adopté ‘’si nous voulons avoir pour l’Afrique un instrument juste, approprié et soutenable, à même de permettre le développement des plateformes africaines et de générer une croissance économique plus inclusive’’.
Il a par ailleurs assuré que la feuille de route du BIT donne entière satisfaction au secteur privé africain sur le plan du dialogue social et du tripartisme social.
Pour lui, ‘’il est important de garantir en Afrique les droits fondamentaux des travailleurs, de protéger les investisseurs privés, d’œuvrer pour préserver la paix et la stabilité sociales, ainsi que d’améliorer le climat des affaires’’.
FD/AB/MTN
