Autonomisation des femmes : 1348 personnes capacitées par un programme des ICS

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Darou Khoudoss (Tivaouane), 2 oct (APS) – Un Programme d’autonomisation économique des femmes (PAEF), mis en œuvre par les Industries chimiques du Sénégal (ICS) dans sept communes du département de Tivaouane (ouest) a permis de renforcer les capacités de 1348 personnes regroupées au sein 248 Groupements d’intérêt économique (GIE).
Le programme, initié dans le cadre de la politique de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE) des ICS, a dépassé 35 % l’objectif initial consistant à former 1 000 bénéficiaires.
Il couvre les communes de Mboro, Darou Khoudoss, Taïba Ndiaye, Méouane, Pire, Tivaouane et Mbao.
Après une phase pilote ayant permis de former 153 femmes en 2024, le programme a été élargi en 2025, avec 1 195 femmes formées dans quatre principales filières : la transformation des céréales locales, la saponification, l’entrepreneuriat et l’élaboration de plans d’affaires, ainsi que la production de biocharbon.
Les modules de formation ont été conçus et dispensés avec l’appui de l’Alliance sénégalaise pour le Consommer local (ASCL) et de Women in Mining (WIM) Sénégal.
La cérémonie officielle de remise des attestations aux bénéficiaires a été présidée mercredi par Ababacar Sadikh Niang, adjoint au gouverneur de Thiès, à Darou Khoudoss, en présence du directeur général des ICS, Mama Sougoufara.
Plusieurs autres responsables de l’entreprise ont également pris part à la cérémonie, de même que de maires, des collectivités bénéficiaires, de représentants des services de l’État et des partenaires du programme.
Ababacar Sadikh Niang a salué les résultats enregistrés notamment dans la transformation des céréales locales et la fabrication de produits d’entretien.
Il a toutefois appelé à une nouvelle phase davantage axée sur la formalisation des activités, l’accès au financement et surtout leur pérennisation.
L’adjoint au gouverneur a également invité les ICS à renforcer le dialogue avec les territoires, les services de l’État à accroître leur accompagnement, et les bénéficiaires à saisir davantage les opportunités offertes par les nouvelles technologies, le marketing et les circuits de commercialisation.
Prenant la parole au nom des maires des collectivités bénéficiaires, le maire de Mboro, Abdallah Tall, a salué une initiative qui, selon lui, place les femmes au cœur du développement local.
Il s’est particulièrement félicité de l’annonce de la création d’unités modernes de transformation dans les communes bénéficiaires, estimant que ces infrastructures contribueront à valoriser les productions locales, à créer des emplois et à renforcer les économies locales.
Il a appelé les bénéficiaires à valoriser les compétences acquises et à partager leur savoir-faire dans leurs différentes localités.
Selon le chef de projet, Saloum Seck, le programme résulte des échanges entre les ICS, les collectivités territoriales, les villages et les organisations de femmes.
Il a indiqué que sa mise en œuvre s’est articulée autour de trois phases : expérimentation, extension et consolidation.
Selon lui, neuf mois après les formations, le nombre de femmes actives dans la production est passé de 156 à 813, tandis que celui des GIE en activité est passé de 26 à 146.
M. Seck a attribué cette progression à la qualité des formations, au suivi de proximité, à la mise à disposition d’équipements et à l’octroi de fonds de roulement.
Il a également indiqué que 89 % des groupements actifs à la fin de la formation poursuivent leur production de manière pérenne.
La prochaine phase du programme devra être consacrée à la consolidation des acquis, à l’accès au financement, à la formalisation des activités et à l’obtention des autorisations nécessaires, notamment le FRA, l’autorisation de fabrication et de mise en vente.
La responsable de la communication et du développement durable des ICS, Sandrina Gomez, a relevé que les bénéficiaires disposent désormais du savoir-faire nécessaire, mais ont besoin de moyens financiers et d’un meilleur accès aux marchés pour développer leurs activités et changer d’échelle.
Elle a présenté la cérémonie comme un acte de reconnaissance de la contribution des femmes à la construction de communautés durables et prospères.
Mme Gomez a notamment mis en avant trois acquis du programme : le renforcement du savoir-faire, la valorisation des matières premières locales et la viabilité des activités au terme de neuf mois.
La représentante de Women in Mining Sénégal, Aïda Diop Ndiaye, a expliqué que son organisation avait participé à l’accompagnement du processus d’autonomisation des femmes à partir de l’identification de leurs besoins et des difficultés rencontrées dans les communautés situées autour des activités extractives.
Elle a rappelé la collaboration de WIM Sénégal avec les ICS, notamment à travers le WIM Index, une démarche destinée à mieux documenter la situation des femmes dans le secteur extractif et à éclairer les actions en faveur de leur inclusion.
MKB/BK