Associations de malfaiteurs et actes contre-nature : 18 personnes interpellées par le commissariat urbain de Linguère
Associations de malfaiteurs et actes contre-nature : 18 personnes interpellées par le commissariat urbain de Linguère

SENEGAL-DIVERS

Linguère, 20 avr (APS) – Dix-huit personnes interpellées par le commissariat urbain de Linguère pour notamment association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH devraient être déférées au parquet lundi, à l’issue de leur garde à vue, a-t-on appris de source policière.

Elles ont été interpellées samedi par les éléments du commissariat urbain de Linguère dans le cadre du démantèlement d’un réseau aux activités présumées illicites.

Une quinzaine de suspects sont actuellement en fuite, a signalé le commissaire Ousmane Ndao du commissariat urbain de Linguère.

‎Les personnes interpellées sont poursuivies pour association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion d’images à caractère pornographique, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui.

”Cette opération est le fruit d’un travail d’enquête et de surveillance ayant permis d’identifier un réseau structuré opérant entre Linguère, Dahra, Dodji, Barkedji et s’étendant jusqu’à Mbacké, dans la région de Diourbel”, a-t-il déclaré dans un entretien avec l’APS.

‎Selon lui, les forces de sécurité ont mené des descentes ciblées dans ces différentes localités, après exploitation de renseignements et suivi des communications entre les membres présumés du réseau.

‎Le commissaire Ndao a précisé que les personnes mises en cause utilisaient des messages codés pour entrer en contact et élargir leur cercle, tandis que leurs rencontres se tenaient de manière rotative d’une localité à une autre, compliquant ainsi leur identification.

‎Les investigations ont permis d’identifier divers profils parmi les personnes interpellées, notamment des enseignants, un étudiant, des commerçants, des tailleurs et un charlatan.

‎”L’enquête a été conduite à travers des filatures, des recoupements d’informations et des interventions coordonnées sur le terrain tout au long de la journée de samedi”, conduisant à un démantèlement partiel du réseau, selon le commissaire Ndao.

‎Une quinzaine de suspects restent activement recherchés, sur la trentaine de membres que compterait le réseau.

L’enquête se poursuit en vue de l’arrestation des autres membres présumés du réseau.

DS/MK/BK