SENEGAL-ECONOMIE
Dakar, 12 mai (APS) – L’Agence nationale de l’aquaculture (ANA) a dévoilé, mardi, à Dakar, un plan stratégique de développement (PSD) 2026-2030, avec lequel elle veut investir 36,5 milliards de francs CFA dans les quatre prochaines années, générer 26 000 emplois et produire 20 000 tonnes de poisson, en recourant aux partenariats public-privé (PPP).
‘’Le portefeuille que nous présentons s’élève à 36,5 milliards de francs CFA. Nous savons que le financement public ne suffira pas. Nous faisons appel, donc, à l’investissement privé en élaborant des partenariats public-privé’’, a expliqué Samba Ka, son directeur général.
Pour obtenir les financements dont elle a besoin, l’agence va s’évertuer à faire de l’aquaculture ‘’un secteur visible, sécurisé et rentable’’ pour les capitaux privés, a assuré M. Ka lors d’une présentation du PSD aux acteurs de la filière.
La production aquacole nationale était de 3 049 tonnes en 2025, a-t-il indiqué.
Investir dans l’alimentation des espèces aquacoles
‘’Nous assumons pleinement notre positionnement stratégique en faisant davantage de planification, d’encadrement technique et de facilitation […] Nous laissons au secteur privé les fonctions productives, pour nous concentrer sur notre responsabilité première, celle de garantir la cohérence et la qualité’’ de l’activité aquacole, a dit Samba Ka.
Le secrétaire général du ministère des Pêches et de l’Économie maritime, Mamadou Abibou Diagne, pense que l’ANA doit, avec son PSD, ‘’reconstruire l’économie aquacole’’.
‘’Le Sénégal, qui est historiquement tourné vers la pêche de capture, doit désormais développer des solutions alternatives face à la pression croissante sur les ressources halieutiques’’, a-t-il affirmé, laissant entendre que le plan stratégique de développement 2026-2030 doit être utilisé à cette fin.
Le cumul des prises est d’environ 400 000 tonnes de poisson par an au Sénégal, a indiqué M. Diagne.

Le secrétaire général du ministère des Pêches et de l’Économie maritime a évoqué ‘’la nécessité d’investissements massifs’’ dans l’aquaculture et l’obligation de ‘’renforcer les investissements […] afin de garantir un élevage durable’’ des espèces aquatiques.
‘’Si nous voulons booster l’aquaculture, nous devons investir dans l’alimentation des espèces aquacoles, qui est l’un des maillons les plus complexes’’ de cette filière, a ajouté Mamadou Abibou Diagne.
Des financements importants doivent être alloués à la recherche, à l’amélioration des souches, aux infrastructures aquacoles et à la santé des espèces, selon M. Diagne.
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