SENEGAL-AFRIQUE-CULTURE
Dakar, 25 sept (APS) – Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam a réaffirmé le soutien et l’accompagnement “sans équivoque” de l’Etat à la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar (Dak’Art), dont la 16e édition se tiendra du 19 novembre au 19 décembre prochains.
“L’Etat de Sénégal, soucieux de préserver ce bijou, cet écrin qui appartient, au-delà du milieu culturel, à la nation tout entière ainsi qu’à l’Afrique, continuera sans équivoque d’assurer son soutien et son accompagnement”, a-t-il dit lors de la cérémonie officielle de lancement de l’édition 2026 du Dak’Art, jeudi, au Musée des civilisations noires, à Dakar.
Il s’exprimait en présence du ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, Bacary Sarr, par ailleurs porte-parole du gouvernement.
Il y avait aussi le président du comité d’orientation du Dak’Art, Abdoulaye Diop, son directeur artistique, Mourad Moutazami, ainsi que de nombreuses personnalités du monde de la culture.
Selon Alpha Thiam, la Biennale de Dakar constitue l’ultime manifestation de “notre souveraineté culturelle bien comprise, la qualité soucieuse de responsabilité patrimoniale”, en plus de représenter une ouverture vers le monde et un espace de dialogue.
Le Dak’Art, dont la dernière édition avait accueilli, en 2024, plus de 780 mille visiteurs, s’est imposée depuis une trentaine d’années comme un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de l’art.
Alpha Thiam a insisté sur ”l’espérance et la pertinence” du projet, soulignant que le Dak’Art constitue “l’une de nos rares manifestations artistiques et culturelles pleinement référencées dans le quota des plateformes culturelles”, y compris celle d’une institution comme l’UNESCO, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.
Le ministre de la Culture a félicité toutes les parties prenantes “pour le travail massif, colossal déjà abattu, aussi bien en ce qui concerne les orientations esthétiques, la réflexion scientifique que l’organisation matérielle”.
L’édition 2026 du Dak’Art, à travers son thème “Anti-fragilité” vient “réenchanter le monde qui prend davantage les allures d’un chaos dont seul l’art ménage un sens et une assise spirituelle”, a-t-il soutenu.
Le thème de l’édition 2026, “moderne et mobilisateur par excellence, s’accommode sans doute parfaitement avec le choix du pays invité d’honneur, la République démocratique du Congo, ce pays continent, riche de sa diversité, si souvent exposée aux blessures, mais dont l’énorme capacité à transformer ses fractures en puissance, force l’admiration”, a conclu M. Thiam.
Le président du comité d’orientation du Dak’Art, l’ancien ministre des Finances Abdoulaye Diop, a salué l’attachement des autorités publiques à cet événement qui, dit-il, constitue “un écrin précieux et irremplaçable de notre environnement culturel”.
“L’Etat a bien compris son rôle dans le développement des arts et de la culture et continue de l’assurer pleinement. Dans un monde où les défis multiples et les contraintes prégnantes, il est parfois difficiles de maintenir en permanence les mêmes priorités”, a-t-il fait valoir.
“Que cet accompagnement se renforce et se diversifie pour les éditions futures”, a ajouté M. Diop, avant de remercier le directeur artistique Mourad Montazami, pour l’orientation qu’il a donnée à la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar qui, selon lui, “montre que l’art a pour vocation de questionner les mutations du monde et de proposer des solutions réparatrices”.
FKS/BK
