Dakar, 9 juin (APS) – Les banques, établissements financiers et compagnies d’assurances d’Afrique de l’Ouest, soutenus par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), ont pris l’engagement de renforcer l’affacturage afin d’accroître et d’améliorer le financement des économies, notamment des petites et moyennes entreprises de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA).

Cet engagement a été pris à la clôture vendredi, à Dakar, d’une conférence régionale axée sur le thème ‘’l’affacturage, le financement des créances et l’assurance-crédit en Afrique de l’Ouest’’. Cette rencontre est une initiative de la BCEAO et du Groupe Afrixembank.

Dans l’optique d’une amélioration de l’offre des services financiers, le plan d’action pour le financement des économies de l’UEMOA a prévu, entre autres, la promotion d’instruments alternatifs de financement et la mise en place d’un dispositif de soutien au financement des petites et moyennes entreprises/industries (PME/PMI) par les établissements de crédit, a expliqué le secrétaire général de la BCEAO, Abdoulaye Seck.

L’affacturage, qui est l’un des instruments alternatifs de financement des PME/PMI, est une opération par laquelle une entreprise transfère par une convention écrite ou assurance ses créances à un établissement de crédit ou un système financier décentralisé habilité.

A travers l’affacturage, ‘’les entreprises, en particulier les PME et très petites entreprises (TPE), peuvent bénéficier de financements à court terme alternatifs aux crédits bancaires classiques’’, a indiqué Abdoulaye Seck.

A ce propos, la BCEAO a décidé de promouvoir ce type de financement dans l’UMOA, en s’appuyant notamment sur les bonnes pratiques internationales.

A son initiative, une loi uniforme relative à l’activité d’affacturage dans l’UEMOA a été adoptée par le Conseil des ministres de l’UEMOA, lors de sa session ordinaire du 10 décembre 2020.

Les bénéficiaires potentiels de ces financements alternatifs (les PME) représentent près de 95% de l’ensemble des entreprises et emploient la part la plus importante de la main-d’œuvre du secteur privé. Ces entreprises contribuent à hauteur d’environ 50% à la création d’emplois, selon Abdoulaye Seck.

 

C’est ce qui justifie la tenue de cette conférence régionale qui a réuni depuis mercredi une centaine de participants venus des pays membres de l’Union mais également d’experts de divers horizons. Dans cette dynamique et dans une approche coordonnée avec les Etats, la BCEAO a inscrit au rang de ses priorités la promotion et le développement de l’affacturage, afin de libérer le potentiel de croissance des entreprises, notamment les micros, petites et moyennes entreprises.

La conférence avait ainsi pour objectif de ‘’passer en revue les expériences réussies dans le monde en la matière, d’identifier les meilleures politiques et stratégies à mettre en œuvre en vue de relever le défi du développement d’un écosystème performant et dynamique, à même de contribuer à l’atteinte des résultats escomptés’’, a indiqué Abdoulaye Seck, qui a représenté le gouverneur de la BCEAO à cette rencontre.

Siaka Fanny, conseiller du ministre de l’Economie et des Finances de la Côte d’Ivoire, a relevé que la conférence a permis des échanges fructueuses entre cadres supérieurs de banques africaines, fonctionnaires, régulateurs et de s’informer sur l’affacturage international, ses avantages pour ‘’garantir la liquidité et l’accès aux financements aux PME/PMI’’.

ADL/ASG

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