À Dakar, 22 pays africains tentent d’identifier les ‘’contraintes’’ de leur politique aquacole
À Dakar, 22 pays africains tentent d’identifier les ‘’contraintes’’ de leur politique aquacole

SENEGAL-AFRIQUE-ECONOMIE

Dakar, 7 oct (APS) – Des représentants de 22 pays africains riverains de l’océan Atlantique ont entamé, mercredi, à Dakar, un atelier d’une semaine consacré aux ‘’enjeux de l’aquaculture, de la recherche halieutique et des sciences de la mer’’, afin d’identifier surtout les ‘’contraintes’’ de leur politique aquacole.

Le but de cette rencontre est essentiellement de ‘’favoriser le partage d’expériences entre les pays représentés et d’identifier les contraintes’’ de l’aquaculture, a expliqué le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA) du Sénégal, Samba Ka.

L’ANA, le Réseau africain des instituts de recherche halieutique et des sciences de la mer (RAFISMER) et le Réseau africain des institutions chargées du développement et de la promotion de l’aquaculture organisent ensemble l’atelier.

La Conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les États africains riverains de l’océan Atlantique (COMHAFAT) y participe.

À Dakar, 22 pays africains tentent d’identifier les ‘’contraintes’’ de leur politique aquacole

Taoufik El Ktiri, le secrétaire exécutif de la COMHAFAT

‘’Nous sommes obligés de travailler et de trouver ensemble des solutions durables’’ aux problèmes auxquels l’aquaculture, la recherche halieutique et les sciences de la mer sont confrontées, a ajouté M. Ka.

D’après lui, l’aquaculture doit devenir plus compétitive et créer plus d’emplois dans les 22 pays représentés.

‘’La production aquacole africaine, estimée à environ 400 000 tonnes par an, reste encore modeste au regard de celles d’autres régions, dont l’Asie du Sud-Est et l’Amérique latine’’, a relevé Taoufik El Ktiri, le secrétaire exécutif de la COMHAFAT.

M. El Ktiri a insisté sur la complémentarité entre la recherche, l’investissement et les cadres réglementaires et techniques des pays. L’aquaculture, la recherche halieutique et les sciences de la mer ne peuvent pas se développer sans de bons cadres réglementaires, selon lui.

À Dakar, 22 pays africains tentent d’identifier les ‘’contraintes’’ de leur politique aquacole

Mohamed Najih, le président du RAFISMER 

Le président du RAFISMER, Mohamed Najih, exhorte les 22 pays représentés à renforcer leur coopération scientifique et à lutter ensemble contre la surpêche. 

Baba Ndiaye, le directeur de cabinet de la ministre chargée des Pêches et de l’Économie maritime au Sénégal, a rappelé, à l’occasion de l’atelier, la forte capacité de l’aquaculture à créer des emplois et à contribuer à la souveraineté alimentaire des États.

‘’L’aquaculture est un secteur privilégié pour non seulement créer des emplois, mais asseoir la souveraineté alimentaire de nos pays’’, a-t-il dit.

Au Sénégal, l’aquaculture peut générer 100 000 emplois, selon M. Ndiaye.

DOB/SBS/ESF/MTN