Ziguinchor, 29 déc (APS) – Un congrès sur la cohésion sociale s’est ouvert, vendredi, à Toubacouta, un village de la commune de Nyassia (Ziguinchor), en présence du directeur technique de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC), a constaté l’APS.

”Paix, pardon et réconciliation pour la cohésion sociale” est le thème de cette huitième édition.

L’ ouverture du congrès a eu lieu en présence de représentants de la société civile et des populations locales.

“Cette huitième édition du congrès de Toubacouta s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la cohésion sociale. Vu tout ce qui s’est passé comme la tuerie de Boffa Bayotte, il y avait une inquiétude chez les populations. Il y a une méfiance entre familles. C’est pour cela, cette année, le congrès est consacré à la paix, au pardon et à la réconciliation pour la cohésion sociale”, a expliqué le président de l’Union pour le développement économique et sociale de Toubacouta, Abdou Diémé.

La rencontre va permettre également de trouver les voies et moyens pour relancer le développement du village à travers la riziculture et l’horticulture, en consolidant la paix.

“Nous avons des espaces de terre qui n’ont pas été exploitées. Et, les trois quarts de notre village sont ceinturés par une vallée. Nous voulons nous focaliser sur la riziculture et l’horticulture pour développer notre village”, a dit Abdou Diémé.

Selon le directeur technique de l’ANRAC, Ismaïla Diedhiou, “il était question de faire aujourd’hui une communication sur la consolidation de la paix, la cohésion sociale en tant que facteur pour le développement de la riziculture et de l’horticulture”.

M. Diedhiou a rappelé que Toubacouta était un village très meurtri par le conflit en Casamance et a eu la chance d’abriter les premiers accords entre le gouvernement du Sénégal et le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC ) en 1991 avant la signature des accords en 1992.

“Les populations de Toubacouta avaient quitté la zone à la suite des affrontements entre l’armée et les combattants du MFDC à Babonda”, a t-il rappelé.

Il a ajouté que ”quelques années après, les populations s’étaient beaucoup battues pour revenir sur leur terroir et cela à la suite de la première édition de leur congrès”,  ce qui selon lui, leur ”a permis de se préparer à ce processus de retour”.

“Le retour étant fait depuis une quinzaine d’années, aujourd’hui il est question de voir comment relancer le développement du village notamment la riziculture et l’horticulture en consolidant la paix mais également en travaillant sur la cohésion sociale”, a insisté Ismaïla Diedhiou.

Durant deux jours, les congressistes et les populations autochtones vont faire des ateliers sur le remembrement des rizières et la valorisation de la vallée de Toubacouta, l’accès des jeunes et des femmes à la terre.

La divagation des animaux sera également au menu des discussions, pour pouvoir développer correctement l’horticulture et la riziculture à Toubacouta, a expliqué M. Diedhiou.

Toubacouta est un village situé en Basse-Casamance, à neuf kilomètres de Ziguinchor, sur l’axe Sud de la route de Mpack vers la frontière avec la Guinée-Bissau. Il fait partie de la commune de Nyassia, dans le le département de Ziguinchor.

Il compte aujourd’hui près de 600 habitants. Toubacouta s’est trouvé au cœur du conflit en Casamance. Les premiers accords de cessez-le-feu y ont été signés en mars 1991. Très éprouvé, le village est entré depuis 2004 dans un processus de reconstruction.

MNF/SBS/OID

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