SENEGAl-AFRIQUE-ENTREPRENEURIAT
Dakar, 18 juin (APS) – Le Bureau régional de l’UNECO et Polaris Asso, une “civic tech” africaine combinant recherche endogène, innovation civique et culture Gen Z ont procédé jeudi, à Dakar, à la remise de fonds d’amorçage d’un million de francs CFA à chacun des 20 jeunes entrepreneurs de la sous-région primés dans le cadre d’un appel à projets dénommé Laboratoire de l’entreprenariat et de la croissance durable des jeunes (LAB’ECD), a constaté l’APS.
Cet appui vise à donner aux jeunes et aux femmes “les moyens réels d’agir”, selon les promoteurs de cette initiative.
“Le LAB’ECD est né d’un constat partagé : des milliers de jeunes imaginent et testent chaque jour des réponses innovantes aux défis de leurs communautés, mais se heurtent au manque de ressources, d’accompagnement adapté et de reconnaissance institutionnelle”, a indiqué Adjaratou Sy de Polaris Asso, ajoutant que ce projet ambitionne de contribuer à transformer les idées locales en solutions durables.
C’est ainsi que dans le cadre de ce programme, près de 5 000 candidatures ont été reçues, traduisant, selon Tabue Nguma, spécialiste Programme à l’UNESCO, ”la créativité, le talent et la capacité d’innovation de la jeunesse africaine”.
Relevant “la rareté des opportunités de financement des jeunes et des femmes entrepreneurs sur le continent”, l’organisation onusienne chargée de l’éducation et de la science, en collaboration avec l’incubateur Polariss Asso, ont noué un partenariat stratégique pour déployer le LAB’ECD, un modèle d’intervention multisites au Bénin, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, afin de lever ces “défis systémiques”.
En amont de la remise symbolique des subventions à des lauréats sénégalais, quatre jeunes entrepreneurs ont présenté leurs solutions dont le fort impact socio-économique n’est plus à démontrer.
Les trouvailles sélectionnées s’inscrivent pleinement dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD), positionnant ainsi les jeunes comme co-créateurs de solutions dans des secteurs clés tels que l’économie verte, le numérique, les industries culturelles, l’agro-industrie, la santé.
L’un des vingt lauréats, la Béninoise Divine Kenagnon, a notamment créé “Drepaforce”, une application mobile qui accompagne au quotidien les personnes porteuses du gène de la drépanocytose.
Sa solution représente “un compagnon de suivi de santé et une source d’information fiable et accessible sur la maladie”, a-t-elle dit, intervenant depuis son pays par visioconférence.
L’Ivoirienne Nadia Diakité a été primée grâce sa “Canne intelligente”, un outil équipé d’intelligence artificielle, d’un GPS et d’un système multilingue pour aider les personnes en situation de handicap visuel à se déplacer plus facilement et en toute sécurité, tandis que la Sénégalaise Khady Diouf a été choisie pour “YoonBi”, “une plateforme numérique intelligente” de géolocalisation des bus en temps réel destinée à améliorer les déplacements à Dakar “pour un transport public plus fiable, accessible et efficace”.
ABB/BK
