Dakar, 27 nov (APS) – Vingt et un officiers de police judiciaire (OPJ) ont entamé un stage de formation au traitement des procédures pénales en matière de cybercriminalité maritime, a constaté l’APS, lundi, à Dakar.

La formation dont ils bénéficient est une initiative de l’Institut de sécurité maritime interrégional (ISMI), basé à Abidjan, et de l’École nationale de cybersécurité à vocation régionale de Dakar.

Le but du stage est d’‘’offrir à nos auditeurs des bases leur permettant de comprendre les techniques de détection des cyberattaques et de recueil de preuves, de connaître la procédure pénale en la matière et de pouvoir appréhender les techniques d’investigation numérique’’, a expliqué le colonel Aké Lazare Abé, directeur de l’ISMI.

Les OPJ bénéficiaires de la formation sont de neuf pays : le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, la Sierra Leone et le Sénégal.

Le stage d’une durée de cinq jours est soutenu financièrement par le ministère allemand des Affaires étrangères.

‘’Il s’agira de prendre connaissance des réponses existantes […] sur les plans politique et juridique, mais surtout sur les plans technique et opérationnel’’, a précisé M. Abé.

Le stage, qui est de niveau 1, sera suivi d’un stage de niveau 2, l’année prochaine, avec les mêmes participants, selon le directeur de l’ISMI.

Le capitaine de vaisseau Mamadou Ndiaye, secrétaire général de la Haute Autorité chargée de la coordination de la sécurité maritime, de la sûreté maritime et de la protection de l’environnement marin (HASSMAR) du Sénégal, a évoqué l’‘’urgence’’ pour les États de mettre en place ‘’un cadre normatif et opérationnel’’ leur permettant de faire face aux ‘’menaces […] liées à la technologie numérique’’.

‘’Les technologies numériques, au-delà d’être des vecteurs de progrès pour l’humanité, peuvent être utilisées à mauvais escient et constituer des menaces pour la sécurité et la sûreté maritimes’’, a-t-il relevé en présidant la cérémonie d’ouverture du stage.

‘’La cyberattaque en 2017 de la compagnie danoise de transport maritime Maersk, qui a entraîné l’arrêt total de 20 % de la capacité mondiale du transport maritime, en est une parfaite illustration’’, a dit Mamadou Ndiaye.

Sur le plan juridique, le Sénégal a ratifié plusieurs conventions internationales sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel, a rappelé le secrétaire général de la HASSMAR.

Il signale toutefois que ‘’le cadre juridique est insuffisant sans [des] officiers de police judiciaire outillés en matière de cybercriminalité pour mener à bien la procédure en cas d’infraction notamment, de l’investigation à la condamnation’’.

‘’La prise en charge des enjeux et des défis en matière de cybercriminalité […] demande parfois des réponses globales et régionales, au-delà de celles qui sont nationales, car la cybercriminalité ignore les frontières’’, a souligné Mamadou Ndiaye.

LBD/ESF/OID

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