SENEGAL-AGRICULTURE-PERSPECTIVES
Kolda 4 sept (APS) – L’unité d’information et de valorisation des résultats de recherche (UNIVAL) de l’Institut sénégalais de recherches agricoles a visité vendredi des domaines agricoles de l’ISRA à Kolda (sud), afin de documenter et vulgariser les réalisations du PCAE, le Projet d’appui à la compétitivité agricole et à l’élevage (PCAE).
La mission a visité des champs d’arachide et de fonio du domaine de l’ISRA à Kolda, en vue de renforcer la communication autour des activités culturales et de présenter les différentes variétés introduites au cours de la campagne hivernale en cours.
‘’Cette démarche vise à assurer une meilleure valorisation des activités réalisées sur le terrain, à présenter les variétés mises en culture et à mettre en évidence les innovations et pratiques mises en œuvre, ainsi que les principaux résultats attendus au titre de la campagne hivernale en cours’’, a expliqué Baye Maguette Diop, coordonnateur du PCAE à Kolda.
Il a rappelé l’ambition du Projet d’appui à la compétitivité agricole et à l’élevage de contribuer à l’amélioration de la productivité, de la compétitivité et de la durabilité des filières agricoles et d’élevage au Sénégal.
‘’A travers ses interventions, le projet soutient notamment le renforcement du système national de recherche agricole, la production de connaissances scientifiques et la valorisation des innovations développées par les institutions de recherche’’, a indiqué M. Diop.
L’ISRA, considéré comme une pièce maîtresse de la stratégie de souveraineté alimentaire définie dans le cadre du référentiel ‘’Sénégal 2050’’, entend jouer pleinement son rôle dans l’atteinte des objectifs arrêtés, selon M. Diop.
L’institut joue ainsi un rôle central dans la génération de connaissances, le développement d’innovations et l’appui à la formulation des politiques publiques, a-t-il ajouté.
‘’La visibilité des résultats obtenus et des actions menées dans le cadre du PCAE constitue un levier essentiel pour promouvoir les acquis du projet, renforcer leur appropriation par les acteurs concernés et accroître leur impact’’, a-t-il poursuivi.
Dans cette perspective, l’Unité d’information et de valorisation des résultats de recherche (UNIVAL) de l’ISRA entend intensifier les actions de communication institutionnelle et de capitalisation, en rapport avec les centres concernés, afin d’améliorer la diffusion de l’information auprès des différentes parties prenantes, tant en interne qu’en externe.
Selon M. Diop, par ailleurs chercheur à l’ISRA, le Projet d’appui à la compétitivité agricole et à l’élevage a pour objectif d’améliorer la production de semences, par le biais centre de recherche zootechnique (CRZ) de Kolda notamment.
Il a fait observer que cette démarche s’inscrit dans le cadre de la nouvelle orientation politique de l’État sénégalais visant à confier la production de semences pré-base à l’ISRA, avant de passer le relais aux producteurs et multiplicateurs semenciers pour les étapes ultérieures.

Pour la campagne en cours, a-t-il signalé, le centre de Kolda a mis en place une superficie totale de 17,9 hectares, toutes espèces confondues.
‘’Sur l’arachide, nous avons 6,6 hectares dédiés à la production de pré-bases G3 (variétés Sunugal et Komkom), qui seront immédiatement mises à la disposition des producteurs semenciers. Pour le fonio, nous prévoyons 6 hectares pour les niveaux G1 et G2. Nous avons également 2 hectares consacrés au niébé fourragé et 1,3 hectare pour le sésame (variété Yzritat)’’, a détaillé le coordonnateur du PCAE à Kolda.
Revenant sur les défis du secteur, il a souligné que le capital semencier national a besoin d’un soutien accru pour répondre à la demande croissante.
‘’Ce programme arrive à son heure en appuyant sur la recherche dans la production et la multiplication de ces semences. La multiplication nécessite des moyens financiers importants, et cet appui nous permet d’optimiser nos résultats’’, a-t-il expliqué.
Afin de garantir le succès de cette stratégie nationale de souveraineté semencière, le chercheur préconise une synergie renforcée entre la recherche scientifique et le monde rural.
‘’Deux volets sont indispensables : d’une part, la recherche peut fournir un capital semencier suffisant et de qualité, et d’autre part une réelle implication des organisations de producteurs à la base pour assurer la multiplication et l’adoption de ces variétés’’, a-t-il conclu.
MG/BK
