SENEGAL-SANTE
Dakar, 25 avr (APS) – Les pouvoirs publics ont engagé une réforme de la santé communautaire en vue d’améliorer l’accès équitable aux soins en prenant en compte les enjeux de gouvernance et de la soutenabilité financière, a indiqué le Coordonnateur de la cellule de soins de santé primaire.
”Les enjeux de la réforme sont d’ordre structurants marquée par une gouvernance fragmentée. A cela s’ajoute une absence de cadre juridique et une soutenabilité financière. D’où l’urgence de réformer la santé communautaire dont l’objectif est de renforcer durablement les interventions afin d’améliorer l’accès équitable aux soins”, a déclaré le docteur Serigne Mamadou Loum.
Il présentait la réforme de la politique nationale de la santé communautaire, vendredi, à Dakar.
Selon docteur Loum, il est envisagé à travers cette réforme, la définition d’un cadre politique réglementaire et institutionnel actualisé, cohérent et orienté vers les résultats.
”L’approche de mise en œuvre sera axée sur une concertation structurée avec des décisions fondées sur des évidences et un enseignement adossé à un alignement des objectifs. Ce qui permettra d’assurer la capitalisation des acquis et bonnes pratiques au niveau national, régional et international”, a expliqué le coordonnateur.
Pour atteindre ces objectifs, il a annoncé la mise en place d’un groupe de travail, d’un groupe technique et d’un comité de pilotage, chargés de définir le profil de l’acteur communautaire.
Le conseiller technique du ministre de la Santé en charge de la coopération, Cheikh Tidiane Gueye, a souligné que ”la santé communautaire est le socle du système de santé pour tendre vers la Couverture sanitaire universelle (CSU) et atteindre les Objectifs de développement durable (ODD)”.
Il a salué ”une réforme ambitieuse et cohérente” avec le système de santé et qui permettra une meilleure prise en compte de la santé communautaire.
”Elle permettra de renforcer l’impact des interventions au niveau communautaire et une transformation stratégique en plaçant la communauté au cœur de notre système de santé”, a-t-il relevé, soulignant que la réforme va du diagnostic à la formation et à la digitalisation du système de santé”.

Pour le représentant du bureau de l’OMS à Dakar, le docteur Mady Ba, cette réforme traduit une ”volonté de prendre en compte les mutations du moment. Et d’assurer le rapprochement des services de santé en ouvrant des perspectives nouvelles”.
”Il s’agit d’améliorer la qualité des services”, a-t-il ajouté, saluant ”une étape importante” dans le renforcement du système de santé.

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