Un officiel insiste sur l’inclusion des personnes en situation de handicap dans l’enseignement technique et la formation professionnelle
Un officiel insiste sur l’inclusion des personnes en situation de handicap dans l’enseignement technique et la formation professionnelle

SENEGAL-SOCIETE

Dakar, 25 avr (APS) – Le directeur des établissements publics de formation professionnelle, Ababacar Sadikh Bèye, a insisté sur l’inclusion des personnes en situation de handicap dans l’enseignement technique et la formation professionnelle.

”La Vision Sénégal 2050 s’appuie sur la formation professionnelle pour pouvoir développer l’économie. Et on ne peut pas développer l’économie en laissant de côté une frange importante qui représente 7,3% de cette population active”, a-t-il déclaré.

Il présidait, vendredi, la cérémonie d’ouverture d’un atelier tripartite de restitution du diagnostic participatif sur l’inclusion des personnes handicapées dans l’enseignement technique et la formation professionnelle au Sénégal.

Cette rencontre était organisée par l’OIT, à travers le Global Skills Program, en collaboration avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique (MEFPT).

Selon lui, cette étude a permis de faire l’état des lieux pour voir exactement en termes d’accès comment les personnes en situation de handicap doivent être incluses dans le système de la formation professionnelle.

‘’Dans la formation professionnelle et technique, des efforts sont en train d’être faits en termes d’accès (…) pour avoir un emploi décent. Mais il est vrai qu’il reste encore beaucoup d’efforts à faire’’, reconnaît-il.

De son côté, Karim Chetioui, spécialiste des questions de la formation professionnelle et de l’employabilité à l’OIT a constaté certes des avancées, notamment en matière de cadrage juridique de l’inclusion, mais, note t-il, ”il y a aussi des obstacles qui persistent encore, notamment en termes d’accessibilité, d’adaptation et également d’insertion professionnelle”.

”L’objectif est d’avoir une vision claire de ces défis, mais également de construire des solutions concrètes. Donc, on va sortir avec un plan d’action inclusif et opérationnel. Et pour l’OIT, je dois aussi insister là-dessus que l’inclusion n’est pas une question seulement sociale. Elle est également un levier essentiel de tout développement économique pour qu’il soit plus équitable et durable”, a souligné Karim Toumi.

Pour sa part, Djiby Pam, membre de la Fédération sénégalaise des associations de personnes handicapées à listé leurs attentes après cette étude.

”(…) si nous regardons aujourd’hui ce qui se fait en matière d’institutions spécialisées pour les personnes handicapées, il y en a très peu déjà. Donc, si nous arrivons à relever ce défi, d’avoir des offres de qualité pour les personnes handicapées, je pense qu’on gagnerait encore beaucoup de points”, a déclaré M. Pam.

Il a rappelé que la loi d’orientation sociale a été promulguée depuis le 6 juillet 2010. Mais, 16 ans après, l’essentiel des décrets d’application de la loi ne sont pas disponibles.

CMS/OID