SENEGAL-ENVIRONNEMENT-PERSPECTIVES
Dakar, 21 jan (APS) – La nouvelle Stratégie de développement sobre en carbone et résilient aux changements climatiques du Sénégal à l’horizon 2050 (LTS 2050) vise un développement humain durable tout en limitant l’impact climatique sur les populations, a-t-on appris de source officielle.
“L’objectif de cette stratégie est d’avoir un développement humain adéquat, d’avoir moins de pertes et de dommages, moins de catastrophes naturelles. Nous travaillons dans ce sens au Sénégal et au niveau mondial pour une croissance appropriée au développement humain tout en limitant l’impact climatique sur les populations”, a dit Madeleine Diouf Sarr, directrice du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts.
Mme Sarr intervenait, mardi, lors d’un atelier multiacteurs marquant une étape clé dans le processus national de co-construction de la Stratégie à long terme (LTS 2050) du Sénégal.
L’objectif de cette rencontre est de définir une trajectoire de développement sobre en carbone et résilient face au changement climatique, en cohérence avec la “Vision Sénégal 2050”, lancée fin 2024 par les nouvelles autorités pour transformer le modèle de développement national.
“Nous travaillons avec tous les acteurs concernés sur des politiques de développement qui prennent en compte les manifestations extrêmes du changement climatique sur les populations”, a-t-elle encore dit.
Mme Sarr a précisé que ce travail d’anticipation et de planification de la Stratégie de développement sobre en carbone et résilient aux changements climatiques du Sénégal va également servir de base de données à la Contribution déterminée au niveau national (CDN), l’engagement du Sénégal à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) et à s’adapter aux effets du changement climatique.
Selon la directrice du changement climatique, de la transition écologique et des financements verts, la politique de sobriété carbone du Sénégal d’ici 2050 repose notamment sur le développement des investissements dans les énergies renouvelables, la reforestation, le reboisement et la protection des écosystèmes.
Elle s’est par ailleurs félicitée de la prise en compte progressive des questions climatiques dans la planification des politiques sectorielles. “Cette orientation permet, selon elle, une co-construction de la résilience au climat et l’accès aux financements verts.”

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