SENEGAL-SANTE-PREVENTION
Dakar, 22 août (APS) – Le renforcement du groupe thématique surveillance de la plateforme ”One Health” fait partie des huit recommandations prioritaires retenues à l’issue de trois jours de travaux techniques sur la mise en œuvre de la surveillance collaborative des maladies au Sénégal, a annoncé, vendredi, à Dakar, le chef de la division surveillance épidémiologique au ministère de la Santé, docteur Boly Diop.
“Ces recommandations adossées à la ligne d’action communautaire, portent notamment sur le renforcement du groupe thématique surveillance de la plateforme One Health, l’établissement d’un cadre de collaboration entre centres de recherche et secteurs concernés, le renforcement du cadre réglementaire pour le partage sécurisé des données […]”, a-t-il détaillé.
Le développement d’une plateforme intégrée multisectorielle compte aussi parmi ces recommandations rendues publiques à l’issue d’une rencontre sur la surveillance collaborative des maladies, organisée sous l’égide du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Des responsables de plusieurs ministères concernés, des acteurs de la santé, des universitaires, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la société civile et des facilitateurs ont pris part à cette rencontre dont les travaux ont duré trois jours.
Parmi les autres priorités retenues par les participants, figurent l’optimisation des capacités de détection au niveau déconcentré, la mise en place d’un Institut national de santé publique, la mobilisation accrue de ressources financières ainsi que l’intégration de l’intelligence artificielle dans le système de surveillance.

Selon le directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS), docteur Papa Samba Dièye, la prochaine étape du processus en cours va consister à partager dès septembre 2025, les recommandations issues des travaux et la feuille de route mise en place avec le comité de pilotage de la plateforme One Health.
Cette étape sera suivie de la mise en place d’un groupe de travail chargé d’élaborer le plan d’action arrêté et d’organiser une réunion de mobilisation des ressources avec les partenaires techniques et financiers.
“La dernière étape sera d’assurer la mise en œuvre et le suivi-évaluation du plan d’action, afin de garantir une appropriation nationale et multisectorielle de la surveillance collaborative”, a indiqué docteur Dièye.
Selon les organisateurs, ces recommandations et le plan d’opérationnalisation arrêté visent à doter le Sénégal d’un système de surveillance sanitaire “plus intégré, efficace et résilient face aux menaces actuelles et futures”.

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