Dakar, 3 sept (APS) – La Coordination des associations et mouvements islamiques du Sénégal (CAMIS) a réclamé, dimanche, la libération des acteurs politiques arrêtés pour des délits d’opinion et des autres citoyens placés en détention préventive pour des délits mineurs liés à des manifestations.

La CAMIS appelle les autorités du pays à s’atteler à “la libération de tous les acteurs politiques en détention pour délit d’opinion ou agissement politique depuis l’éclatement de l’affaire dite de Sweet Beauté”.

“Cette affaire [est] l’élément déclencheur de toute cette vague de contestation et de répression dont les conséquences sont incommensurables […] pour notre pays”, affirme-t-elle dans une déclaration parvenue à l’APS.

La CAMIS fait allusion à l’affaire judiciaire qui a valu à l’opposant Ousmane Sonko une condamnation à une peine de prison de deux ans ferme pour “corruption de la jeunesse”, le 1er juin dernier.

Arrêté depuis le 28 juillet pour d’autres chefs d’accusation, M. Sonko était jugé dans cette affaire pour le viol et des menaces de mort dont l’accusait la demoiselle Adji Sarr.

Les faits de viol et de menaces de mort pour lesquels l’opposant a été acquitté se sont déroulés, selon la plaignante, dans le salon Sweet Beauté, situé dans un quartier de Dakar.

“Apaisement de la tension politique et sociale”

La Coordination des associations et mouvements islamiques du Sénégal réclame aussi “la libération de tous les autres citoyens en détention préventive pour des délits mineurs liés aux manifestations et à l’expression de leur opinion”.

Selon la plateforme des Forces vives de la nation F24, qui réunit des partis politiques, des syndicats de travailleurs et des organisations de la société civile, au moins 1.062 personnes sont en prison “pour leur opinion ou leur appartenance politique”. Aucune source indépendante ne fournit des données sur les arrestations concernant les leaders politiques et leurs partisans.

Les dirigeants de la fédération d’associations et de mouvements islamiques souhaitent “le lancement d’un processus de réconciliation nationale avec l’ensemble des acteurs de la société politique, civile et religieuse”.

La CAMIS “appelle tous les citoyens du pays […] à unir leur parole, à renoncer à la division et à préserver l’esprit de tolérance et de convivialité”.

Elle “les exhorte à se refuser à proférer toute parole et à diffuser tout message pouvant compromettre la stabilité du pays”.

La Coordination des associations et mouvements islamiques du Sénégal “manifeste toute sa disponibilité à accompagner le processus de réconciliation” auquel elle invite les leaders politiques notamment.

Elle dit se réjouir “des signaux de décrispation qui s’affichent, à travers la libération d’acteurs politiques en détention et l’annonce de la suspension de la grève de la faim faite par le leader politique Ousmane Sonko et d’autres acteurs politiques, qui avaient opté pour cette forme de protestation”.

La CAMIS exhorte les Sénégalais à “l’apaisement de la tension politique et sociale”.

ESF/MTN/OID

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