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Thiès, 19 mai (APS) – L’Autorité nationale de biosécurité (ANB) envisage de mener, cette année, une étude nationale de vérification de la présence ou non d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans les produits importés au Sénégal, a annoncé, mardi, à Thiès (ouest), son directeur exécutif, Aliou Ndiaye.
‘’On ne peut pas [attester de] la présence ou [de] l’absence d’OGM au Sénégal’’, a soutenu M. Ndiaye lors d’une réunion d’animation scientifique et de sensibilisation sur les organismes génétiquement modifiés, à l’École nationale supérieure d’agriculture.
Cette incertitude conduit l’ANB à envisager ‘’une étude nationale de [vérification de] la présence ou non d’organismes génétiquement modifiés dans les produits importés au Sénégal’’, a-t-il annoncé.
La réunion de sensibilisation était destinée aux acteurs du secteur primaire – agriculteurs, éleveurs et pisciculteurs – de la région de Thiès.
‘’Cette rencontre entre dans le cadre des missions de l’Autorité nationale de biosécurité, qui s’occupe des biotechnologies modernes’’, dans le but d’en faire une ‘’utilisation sécurisée’’, a expliqué Aliou Ndiaye.
Il rappelle que l’ANB a pour mission d’encadrer et de réguler les biotechnologies et de veiller à leur bon usage.
Il s’agit de faire en sorte que leur utilisation n’ait pas d’‘’impact négatif’’ sur l’environnement, la santé humaine et la santé animale, a précisé M. Ndiaye.
Le directeur exécutif de l’ANB précise que ‘’tout n’est pas mauvais’’ dans les OGM.

Toute technologie peut impacter négativement la vie des usagers, d’après lui. ‘’En médecine, prenons le cas des médicaments. Ils peuvent entraîner des effets indésirables.’’
Aliou Ndiaye n’exclut pas la présence d’OGM au Sénégal, même si, d’après lui, aucune étude scientifique ne confirme qu’il y en a dans le pays.
L’insuline utilisée par les diabétiques insulino-dépendants est ‘’un produit issu d’une bactérie génétiquement modifiée’’, a-t-il signalé.
‘’Mais on ne peut pas scientifiquement dire s’il existe ou pas des OGM au Sénégal, parce que des études scientifiques n’ont pas été faites’’, a insisté le directeur exécutif de l’ANB.
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