Dakar, 1er déc (APS) – Une étude commanditée par Cicodev- Afrique, en collaboration avec Humundi, Enda Pronat et le CNCR, recommande la création de filières de production de pesticides biologiques dans les zones agro-écologiques du Sénégal.

“L’étude recondamne la création de filières de production de pesticides biologiques dans les zones agro-écologiques où le besoin est là, où les organisations paysannes sont demandeuses’’, a expliqué Khady Thiané Ndoye, chargée de programme ‘’Accès durable à une alimentation saine et nutritive’’ à Cicodev Afrique.

Elle intervenait, vendredi, à Dakar, lors d’un atelier de restitution des résultats de l’Etude sur l’analyse de l’environnement des pesticides biologiques dans la zone des Niayes et du bassin arachidier.

L’atelier s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’engagement des consommateurs, des citoyens et des autorités en faveur de la réduction de l’usage des pesticides dans les systèmes alimentaires au Sénégal. Il a été organisé par Cicodev Afrique, en partenariat avec le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), d’Enda Pronat et avec l’appui de l’ONG belge ‘’Humundi’’.

“L’étude a ressorti aussi la pertinence de la sensibilisation des consommateurs sur l’importance des produits agro-écologiques qui sont obtenus dans des conditions durables, sans pesticides et sans intrants chimiques’’, a-t-elle-fait savoir.

Dans le rapport de cette étude dont a pris connaissance l’APS, “les experts proposent une révision du cadre juridique et institutionnel sur l’utilisation des biopesticides au Sénégal’’.

Ces consultants prônent ainsi “la mise en place d’une loi réglementant le secteur des pesticides, qui permettrait de définir des normes claires et d’assurer que les pesticides répondent à des critères de qualité’’.

Ils indiquent que cela “renforcerait la confiance des consommateurs vis-à-vis des produits biologiques ou écologiques, ainsi que la demande des produits agricoles cultivés avec des méthodes biologiques’’.

“Il faut des lois pour réglementer les questions des intrants biologiques. Parce qu’il y a beaucoup de structures qui en produisent au Sénégal et dans le monde. Donc, s’il n’y a pas de loi qui encadre tout cela, ça risque d’aller dans tous les sens’’, a alerté Arfan Sonko, gestionnaire régional de connaissances en agroécologie, à Enda-Pronat.

Les experts estiment également que les pouvoirs publics doivent “accroître les subventions allouées aux biopesticides pour les rendre plus attractifs et réduire leur coût, ce qui, disent-ils, les rendrait plus compétitifs par rapport aux pesticides conventionnels’’.

Ils ont souligné également “la nécessité de détaxer le matériel importé entrant dans la production des bio-intrants et de réduire les fiscalités sur ces produis en vue faciliter leur adoption par les organisations paysannes’’.

Selon ces experts, il est devenu clair que l’utilisation de pesticides biologiques ou bio-répulseurs est bénéfique, non seulement pour l’environnement, mais aussi pour la santé des populations.

A ce titre, indiquent-ils, l’agriculture biologique ou écologique possède un immense potentiel, notamment en matière de restauration des sols, de préservation de la biodiversité et de réduction de la pression foncière et des coûts de production.

ABD/ASG/ASB

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