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Dakar, 15 sept (APS) – L’Arabie saoudite, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et le Centre international de recherche et d’éthique sur l’intelligence artificielle (ICAIRE) annoncent l’adoption, mardi, à Riyad, d’une déclaration internationale conjointe appelant à “renforcer la coopération internationale pour un développement et un déploiement éthiques, sûrs et durables de l’intelligence artificielle”.
Le document a été adopté à l’issue des travaux de la séance ministérielle de la quatrième édition du Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle, rapporte l’Agence de presse saoudienne (SPA).
Une soixantaine de ministres et représentants internationaux prennent part à ce forum qui se tient Arabie saoudite du 14 au 17 septembre, sur le thème “Coopération internationale pour une intelligence artificielle responsable”, indique la même source.
Elle ajoute que la réunion, tenue à huis clos, a été coprésidée par le président de l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA), le président du conseil d’administration de l’ICAIRE et la sous-directrice générale de l’UNESCO.
Les participants ont notamment souligné l’importance de renforcer la coopération internationale afin de garantir que “le développement, le déploiement et l’utilisation de l’intelligence artificielle contribuent au bien-être humain, au développement durable et au bien commun”.
Stimuler l’innovation responsable
Ils ont également insisté l’importance de continuer à s’appuyer sur la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle, adoptée en 2021 et présentée comme “un instrument normatif mondial” offrant un “cadre commun pour orienter le développement, le déploiement et l’utilisation de l’intelligence artificielle de manière éthique, sûre, inclusive et durable”.
La déclaration conjointe appelle également à intensifier “le soutien de l’UNESCO aux États membres dans l’élaboration de stratégies nationales s’appuyant sur ces outils et tenant compte de la diversité des contextes et des capacités nationales, ainsi que de la diversité culturelle et linguistique”.
Il en est de même pour l’importance de la coopération internationale, du dialogue interculturel et de l’apprentissage mutuel, en faisant allusion à un contexte marqué par “l’évolution technologique rapide et la complexité de l’environnement mondial”.
Le texte commun s’est aussi attardé sur le rôle de la coopération multilatérale dans “le renforcement de la confiance et d’une participation inclusive à la conception et à la gouvernance des technologies d’intelligence artificielle”.
“Une attention particulière doit être accordée aux besoins et à la participation des pays en développement, notamment en Afrique, ainsi qu’à la réduction des fractures dans l’accès aux capacités et aux infrastructures d’intelligence artificielle”, peut-on lire dans la déclaration conjointe.
Elle appelle également à renforcer la coopération entre les gouvernements, les organisations internationales, les milieux universitaires, le secteur privé et la société civile allant dans le sens de “relever les défis qui dépassent les frontières nationales”.
SMD/BK
