Un taux de 88,9 % des recommandations de la précédente revue annuelle conjointe exécutées
Un taux de 88,9 % des recommandations de la précédente revue annuelle conjointe exécutées

SENEGAL-SANTE-PERFORMANES

Dakar, 8 mai (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a annoncé un taux d’exécution de 88,9 % des recommandations issues de sa précédente Revue annuelle conjointe (RAC), dont cinq ont été déjà réalisées, onze en cours de mise en œuvre et deux non exécutées.

Ces résultats ont été présentés, jeudi, à l’ouverture de la RAC 2026, consacrée à l’évaluation des performances du secteur sanitaire au titre de l’année 2025 et à la définition des perspectives pour 2026. 

Présidant la cérémonie, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a indiqué que cette rencontre vise à ‘’passer en revue les différents engagements pris l’année dernière conformément aux principes qui guident le budget programme’’.

”C’est un exercice de redevabilité, mais également un exercice de bonne gouvernance et de transparence vis-à-vis des gestionnaires publics comme des populations’’, a-t-il déclaré devant les partenaires techniques et financiers, les collectivités territoriales et les acteurs du système sanitaire.

Selon lui, la RAC 2026 se tient dans un contexte marqué par plusieurs réformes structurelles engagées par le département de la Santé, notamment l’élaboration d’un futur code de la santé, la révision de la réforme hospitalière de 1998 et la validation prochaine d’une nouvelle carte sanitaire.

”Le Code de la santé, actuellement en cours d’élaboration, sera soumis à l’Assemblée nationale dans un délai de trois mois’’, a-t-il fait savoir, tout en soulignant l’importance de la réactualisation de la carte sanitaire de 2011 afin de la mettre en conformité avec les exigences actuelles.

Selon le ministre, le futur code de la santé doit servir de boussole pour la santé publique au Sénégal en regroupant les principales dispositions législatives encadrant le secteur.

Dans le même sillage, il a annoncé une évaluation de la réforme hospitalière de 1998 afin d’identifier ”ce qui a marché, ce qui n’a pas marché et comment redresser la barre”, en cohérence avec l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, le nouveau référentiel des politiques politiques.

S’agissant de la nouvelle carte sanitaire en phase de finalisation, elle devra permettre une meilleure répartition des infrastructures et de l’offre de soins selon les besoins des populations et les standards actuels, a-t-il fait prévaloir.

Abordant ensuite les contraintes du secteur, Ibrahima Sy a pointé les lenteurs administratives et les procédures de marchés publics, qu’il juge parfois incompatibles avec les exigences du domaine sanitaire. ‘’La santé, c’est de l’urgence’’, a-t-il insisté, notant que les retards dans l’acquisition d’équipements médicaux peuvent avoir des conséquences graves pour les patients.

Dans cette dynamique, le ministre a plaidé pour des mécanismes permettant d’accélérer certaines procédures afin d’améliorer la réactivité du système de santé.

Les échanges ont également porté sur la souveraineté sanitaire, avec un accent particulier mis sur la production locale de médicaments et de vaccins.

Un taux de 88,9 % des recommandations de la précédente revue annuelle conjointe exécutées
Dr N’da Konan Michel Yao, représentant résident de l’OMS

Intervenant à son tour, Le Dr N’da Konan Michel Yao, représentant résident de l’OMS, a salué les progrès enregistrés dans les soins de santé primaire, la santé maternelle et infantile ainsi que la digitalisation du système sanitaire.

Toutefois, il a  relevé la persistance d’inégalités territoriales, les contraintes liées aux ressources humaines et les difficultés de financement.

Le représentant de l’OMS a également plaidé pour la digitalisation des procédures, estimant que l’intelligence artificielle et la télémédecine doivent devenir ”de véritables moteurs de transformation du système de santé”.

Un taux de 88,9 % des recommandations de la précédente revue annuelle conjointe exécutées

Pour sa part, le Directeur général de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE) au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, a estimé que les investissements dans la santé doivent être considérés comme ‘’stratégiques’’ pour soutenir la transformation économique et le développement du capital humain. 

MYK/FKS/OID/ABB