Le dialogue social préconisé comme réponse aux nombreux conflits professionnels à Tambacounda
Le dialogue social préconisé comme réponse aux nombreux conflits professionnels à Tambacounda

SENEGAL-SOCIETE-TRAVAIL

Tambacounda, 22 août (APS) – La région de Tambacounda enregistre un nombre important de conflits dans le milieu professionnel, une situation qui nécessite une réponse fondée sur le dialogue social, estime le chef du département administration et gestion de l’antenne locale de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS).

“Dans le milieu professionnel, surtout au niveau de la région de Tambacounda, si vous allez au niveau du tribunal du Travail, vous vous rendrez compte qu’il y a beaucoup de conflits dans le monde professionnel”, a souligné Ibrahima Mané.

Si rien n’est fait pour doter les acteurs de compétences nécessaires pour le dialogue social, “ces conflits vont s’intensifier et le développement de la région sera extrêmement difficile dans contexte où elle est perturbée par des grèves”, a-t-il dit à l’APS.

Ibrahima Mané a fait cette analyse en marge d’un atelier de deux jours consacré au renforcement des capacités des leaders syndicaux locaux sur les techniques de négociation et de gestion des conflits en milieu professionnel.

Au total, 25 responsables syndicaux affiliés à l’UNSAS prennent part à cette session de formation, axée sur les fondements du dialogue social et les mécanismes de résolution des conflits en entreprise.

Il s’agira, selon lui, de doter les participants de “compétences nécessaires à une gestion pacifique et efficace des conflits professionnels”.

Selon M. Mané, les conflits les plus fréquents dans cette région de l’est du Sénégal concernent essentiellement la question des contrats de travail et les litiges de licenciements.

Le dialogue social préconisé comme réponse aux nombreux conflits professionnels à Tambacounda

“De nombreux travailleurs signent des contrats sans en connaître la portée juridique”, a déploré le syndicaliste. Il a aussi évoqué d’autres sources de tensions, telles que les différends portant sur le traitement salarial, les conditions précaires de certains travailleurs comme les employés domestiques non déclarés.

“Le monde du travail est par nature propice aux tensions. Il est donc impératif de promouvoir le dialogue comme moyen de prévenir et de résoudre les différends”, a suggéré Ibrahima Mané, notant toutefois que cette approche nécessite des compétences que les travailleurs doivent avoir.

Il a par ailleurs invité les chefs d’entreprise ainsi que les autorités administratives locales à davantage adopter et encourager “le dialogue social comme mode privilégié de règlement des différends”, afin de prévenir les grèves et les perturbations dans le monde du travail.

Le dialogue social préconisé comme réponse aux nombreux conflits professionnels à Tambacounda

ABD/SMD/BK