SENEGAL-AGRICULTURE
Dakar, 25 août (APS) – Un atelier d’échanges avec des experts visant à évaluer la quatrième phase du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA-XP4) s’est ouvert lundi à Dakar, en vue de capitaliser sur les expériences acquises dans la mise en oeuvre dudit programme.
Le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique, mis en oeuvre de mars 2019 à décembre 2024, a bénéficié d’un financement de l’Union européenne à travers le Fonds international de développement agricole (FIDA).
“Ce projet nous a aidé à mettre en place les innovations et les technologies pour améliorer la production agricole”, a déclaré Emmanuel Njukwe, directeur de la recherche et de l’innovation au CORAF, le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles, à l’initiative de cet atelier d’échanges.
Il a expliqué que cet atelier d’échanges avec des experts devrait permettre de “voir quels sont les différents résultats […] obtenus après les cinq ans de mise en œuvre de ce projet”, dans une optique de transformation de l’agriculture africaine basée sur la science et l’innovation sensibles au climat.
Le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique est mis en oeuvre par un consortium de cinq organisations de recherche et d’innovation agricoles, dont le CORAF et le Forum africain pour les services de conseil agricole (AFAAS).
Il y a aussi le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), l’Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique orientale et australe (ASARECA) et le Centre de coordination de la recherche et du développement agricoles pour l’Afrique australe (CCARDESA).
“Le changement climatique pose beaucoup de problèmes et ce sont les solutions qui nous aident à renforcer les différentes politiques qui sont vraiment importantes pour nous, et aussi les différentes technologies d’innovation qui sont mises en place par ce programme”, a souligné M. Njukwe.
Le PDDAA-XP4 vise à renforcer les capacités de ces cinq organisations pour remplir leur mandat de recherche agricole pour le développement.
Il a été conçu dans le but d’aider collectivement les pays africains à mettre en œuvre des initiatives dans les domaines pertinents mis en avant par le projet, en vue de contribuer plus efficacement à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, au développement économique et à l’atténuation des effets du changement climatique en Afrique.
Prévu pour trois jours, cet atelier d’échanges avec des experts a pour objectif non seulement de mesurer les acquis du PDDAA-XP4 mais aussi de dresser les perspectives d’un prolongement du projet.
“Dans les cinq ans, nous n’avons pas pu tout faire. Mais le bilan est énorme parce que le projet a différentes thématiques comme le changement climatique, les technologies, les semences qui sont très rares et nous avons aussi les méthodes de construction, les conservations de l’eau, les conservations de terre entre autres”, a révélé le directeur de la recherche et de l’innovation au CORAF.
Le CORAF souhaite ainsi mener un exercice de récolte des effets comme activité d’évaluation clé, avec l’objectif de capturer l’éventail complet des changements inhérents au programme et évaluer la façon dont il a contribué à la transformation.

“Au Sénégal, il y a eu énormément d’activités de renforcement de capacités sur diverses thématiques”, a signalé Mame Farma Ndiaye, chercheur à l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA).
Les cibles ont été “très diversifiées” et ont concerné des chercheurs, des groupements de femmes, des ONG et des techniciens de développement.
“Je dirais que l’objectif final, en termes de renforcement de capacité, c’est de pousser les pays à vraiment être plus aptes à faire face aux questions de changement climatique”, a conclu Mame Fama Ndiaye.
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