Un officiel préconise la formation de juristes ouverts aux réalités de l’intégration africaine et aux mutations du monde
Un officiel préconise la formation de juristes ouverts aux réalités de l’intégration africaine et aux mutations du monde

SÉNÉGAL-JUSTICE-FORMATION

Dakar, 20 mai (APS) – Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Fary Sèye, a souligné, mercredi, à Dakar, la nécessité de former une nouvelle génération de juristes ouverts aux réalités de l’intégration africaine et capables de penser le droit au-delà des frontières nationales, afin qu’ils puissent faire face aux mutations mondiales.

‘’Dans un contexte mondial marqué par des mutations profondes : transformations numériques, défis sécuritaires, tensions géopolitiques, enjeux migratoires et exigences accrues de protection des droits humains, nos États ont besoin d’une nouvelle génération de juristes capables de penser le droit au-delà des frontières nationales’’, a-t-il déclaré. 

Le secrétaire général du MESRI présidait la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition du concours de plaidoirie de la Cour de justice de la CEDEAO placé sous le thème  ‘’Les étudiants d’aujourd’hui, les juristes de demain’’. 

Les pays qualifiés pour cette édition sont le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal et le Togo, avec la participation du Cap Vert en tant qu’observateur.

L’objectif de ce concours est d’approfondir la compréhension des étudiants en droit communautaire et les familiariser également avec la compétence et la jurisprudence de la Cour de justice de la CEDEAO, tout en développant leurs compétences en plaidoyer juridique et en favorisant l’intégration régionale.

M. Fary Sèye a indiqué que la CEDEAO ne peut pleinement réussir son projet d’intégration sans une culture juridique communautaire forte, portée par des universités dynamiques, des magistrats engagés et une jeunesse formée aux exigences du droit régional et international. 

‘’Au Sénégal notre ambition est claire : faire de nos universités des espaces d’excellence académique, de production intellectuelle et d’engagement citoyen ; des espaces capables de former des juristes compétents, critiques et ouverts aux réalités de l’intégration africaine’’, a-t-il souligné. 

De son côté, le président de la Cour de justice de la CEDEAO,  le juge cap-verdien Ricardo Cláudio Monteiro Gonçalves, a réitéré l’engagement de cette juridiction dans la protection des droits de l’homme dans toute la région, rappelant cependant que ces valeurs ne peuvent être préservées ‘’si les jeunes générations ne sont pas correctement préparées, équipées de connaissances, de principes et de compétences professionnelles nécessaires pour les défendre’’.

Il a par ailleurs fait savoir que la Cour mène activement des programmes de sensibilisation dans tous les 12 États membres sur sa compétence, ses procédures et sa jurisprudence à l’attention des avocats, des étudiants en droit et des structures étatiques.

Consciente de l’importance d’impliquer les talents juridiques émergents dans sa mission, la Cour de justice a organisé en 2025 la première édition du concours de plaidoirie, a-t-il rappelé. 

Cette édition avait réuni treize universités nigérianes et a été remportée par l’Université Ahmadu Bello de Zaria, la plus grande université au Nigéria et la deuxième plus grande en Afrique après celle du Caire, en Egypte.

CMS/ABB