Dakar, 20 juin (APS) – Un consortium composé de sept organisations non gouvernementales dénommé “Joining Forces” a fait part mardi à Dakar de son ambition de porter “un plaidoyer fort pour la protection des enfants et de leurs droits, dont le plus fondamental reste le droit à l’éducation”.

Le consortium regroupant les organisations en question a exprimé ce souhait lors d’une rencontre avec des journalistes, à l’occasion de la commémoration de la Semaine de l’enfant africain, qui se poursuit jusqu’au 24 juin.

Cette sortie visait à “encourager les autorités à mettre en place des mécanismes, afin d’assurer la protection des enfants en toutes circonstances et surtout lors d’événements socio-politiques et manifestations publiques”.

“À chaque événement, les enfants sont dans la rue, dont des élèves, les classes ont été fermées, affectant le quantum horaire et le déroulement normal des enseignements-apprentissages”, a souligné Babacar Ndong, le directeur pays de EDUCO (Éduquer, c’est guérir), qui fait partie du consortium.

“Nous invitons le gouvernement à assurer le respect du quantum horaire, le déroulement normal du programme, mais également la formation continue des enseignants”, a ajouté M. Ndong.

Outre le droit à l’éducation qui doit être garantie, “le consortium va travailler pour et avec les enfants, en vue de faire progresser l’agenda des droits de l’enfant dans le monde et particulièrement au Sénégal à l’horizon 2030”, a indiqué le directeur pays de EDUCO.

Pour la directrice nationale des Villages d’enfants SOS Sénégal, Salimata Diagne, malgré les efforts de l’État et des organisations de défense et de protection de l’enfance, “beaucoup d’enfants sont encore dans la rue et ne sont pas scolarisés”.

Elle a fait état de “cas de traitements inhumains et dégradants dont sont victimes les enfants en situation de rue soumis à la mendicité”.

Aussi, pour venir à bout de la déscolarisation des enfants et régler de manière définitive les cas de violences et de maltraitance que subissent les enfants, le consortium a-t-il invité l’État à “l’adoption du code de l’enfant”.

Selon le consortium, ce document offre “des éléments de réponse à des problèmes urgents, notamment la mendicité des enfants, le relèvement de l’âge du mariage des filles à 18 ans, la déclaration des naissances et la scolarisation obligatoire jusqu’à 16 ans”.

Le consortium compte, par son plaidoyer, conduire l’État à “adopter le projet de loi portant statut des ‘daara’, mais également la révision de la Stratégie nationale de la protection de l’enfant, en augmentant son financement, afin d’assurer une meilleure intégration de la protection des enfants dans les politiques publiques et les plans sectoriels.”

Les organisations internationales réunies au sein du consortium “Joining Forces” sont Plan International, Save The Chirdren, ChildFund, Terre des Hommes-Fédération Internationale, World Vision et EDUCO.

Au Sénégal, le consortium travaille avec d’autres organisations du système des Nations unies, comme l’Unicef, ainsi que des organisations de la société civile locale, pour “œuvrer ensemble pour la protection des enfants et leur éducation”.

ADL/BK/ASG

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