SENEGAL-SANTE-PREVENTION
Dakar, 17 août (APS) – Le cardiologue Mbaye Paye a recommandé cinq gestes qui peuvent sauver la vie d’une personne victime de malaise, notamment la placer en position latérale de sécurité si elle perd connaissance, la maintenir en position allongée, s’informer de ses antécédents médicaux, entre autres.
‘’Il convient également de traiter une éventuelle hypoglycémie et d’appeler les secours en cas de détresse respiratoire’’, a ajouté la spécialiste, soulignant qu’une personne consciente, victime d’un malaise, doit être allongée ou assise, les jambes étendues, et que les vêtements serrés, notamment au niveau du col ou de la ceinture, doivent être desserrés afin de faciliter la respiration.
Une fois toutes ces précautions prises, le docteur Mbaye Paye, qui s’est exprimé dans un entretien avec l’APS, recommande également de rester auprès de la victime et de surveiller son état.
‘’Lorsque la personne est suivie médicalement pour des malaises et dispose d’un traitement prescrit, il est possible de l’aider à prendre son médicament en respectant strictement les indications médicales’’, a-t-il préconisé.
‘’En cas de perte de connaissance ou de vomissement, la victime doit être placée en position latérale de sécurité, avec le corps sur le côté, afin notamment de limiter les risques liés au vomissement’’, a-t-il dit.
Dans le cas où la personne reprend connaissance, une évaluation médicale est également recommandée, selon lui.
‘’Lorsqu’un malaise est lié à une hypoglycémie, qui peut notamment se manifester par des étourdissements et une sensation de faim’’, le cardiologue conseille de donner du sucre ou un aliment sucré à la personne consciente et de contacter les secours si la situation ne s’améliore pas.
Il ajoute qu’une respiration irrégulière, des sueurs froides, un pouls accéléré ou des lèvres et extrémités bleutées doivent faire suspecter une ‘’détresse ventilatoire’’. Dans ce cas, l’alerte doit être donnée rapidement afin qu’une équipe médicale intervienne.
Le spécialiste insiste plus largement sur l’importance de la ‘’chaîne de survie’’ face à un arrêt cardiaque, c’est-à-dire un diagnostic précoce et l’appel des secours, la réanimation cardiorespiratoire, la défibrillation et la prise en charge spécialisée.
Il rappelle que la défibrillation, un geste médical d’urgence qui consiste à envoyer un choc électrique dans le cœur, doit intervenir le plus tôt possible en cas d’arythmie ventriculaire.
L’accès à des défibrillateurs automatisés dans les lieux publics peut ainsi contribuer à améliorer les chances de survie, selon lui, soulignant que ‘’l’enseignement des gestes qui sauvent reste certainement une priorité’’.
NSS/ABB
