SENEGAL-EDUCATION
Tivaouane, 4 oct (APS)- Des parents d’élèves de Gade Bitive, un village du département de Tivaouane, se disent préoccupés par les difficultés d’orientation des nouveaux collégiens de cette localité, l’établissement le plus proche n’étant plus en mesure d’accueillir de nouveaux pensionnaires.
Les élèves de Gade Bitive étaient habituellement orientés au CEM de Ndande, dans le département de Kébémer, après leur réussite à l’entrée en sixième.
Mais cette année, le principal de cet établissement a indiqué qu’il ne pouvait plus accueillir ces élèves faute de classes disponibles.
En conséquence, les nouveaux collégiens de Gade Bitive devront intégrer le CEM de Ngandiouf, la capitale communale situé à sept kilomètres de leur village, ou celui de Kébémer.
Selon Moustapha Sall, responsable du comité pour le développement des écoles de Ngandiouf, commune dont dépend Gade Bitive, la construction d’un nouveau CEM dans ce village est la solution la plus adaptée à ce problème.
Cela permettrait, dit-il, de maintenir les enfants de Gade Bitive dans le système scolaire et de leur offrir de meilleures conditions d’apprentissage.
De son côté, le secrétaire municipal de Ngandiouf, Abdou Latif Diène, a rappelé que cette commune ne dispose actuellement que d’un seul CEM.
Des démarches administratives ont été entamées depuis plusieurs années, selon lui, pour la construction d’un second établissement à Ndiompy, dans la partie sud de la commune limitrophe de Pékesse.
Les élèves issus des 29 écoles élémentaires de la commune sont tous orientés vers le CEM de Ngandiouf. Mais faute de places et d’enseignants en nombre suffisant, le principal laisse partir les élèves souhaitant être transférés à Ndande ou dans d’autres établissements.
L’inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Tivaouane reste compétente pour orienter les élèves dans les différents CEM du département.
Toutefois, les établissements d’accueil relevant d’autres IEF refusent parfois les demandes de transfert, faute de places disponibles, ce qui complique davantage la situation.
Les autorités locales plaident par ailleurs pour l’érection du CEM de Ngandiouf en lycée.
Les élèves de la commune de Ngandiouf qui réussissent au BFEM sont orientés vers le lycée de Kelle, situé à plus de 30 km, sans assurance de trouver des familles d’accueil sur place.
Cette contrainte contribue à augmenter le taux d’abandon scolaire dans la commune de Ngandiouf, regrette son secrétaire municipal Abdou Latif Diène.
MKB/BK/SBS

