SENEGAL-ART-FORMATION
Thiès, 9 oct (APS) – La Galerie nationale d’art, en collaboration avec les centres culturels régionaux de Thiès et Louga, a organisé deux jours de formation en portfolio et stratégies d’insertion au profit d’une vingtaine de jeunes artistes de la cité du rail, a constaté l’APS.
Cette session de formation inscrite dans la nouvelle saison artistique et culturelle 2026/2027, s’est déroulée les 6 et 7 octobre au centre culturel régional de Thiès, sur le thème “De l’atelier au marché global : digitalisation, portfolio et stratégies d’insertion”.
“Ils sont une vingtaine de jeunes artistes, dont trois femmes [à avoir] participé à cette session”, a renseigné le conseiller aux affaires culturelles au ministère de la culture, Aloïse Ndame Diouf.
Selon lui, les artistes ont bénéficié d’une formation dans les domaines du numérique, de la conception de portfolio, de la promotion des œuvres sur les réseaux sociaux.
”Ce sont des possibilités qui sont offertes actuellement aux artistes sénégalais et africains en général pour pouvoir vendre leurs œuvres à partir même de leur téléphone”, a dit M. Diouf, soulignant l’importance des outils numériques dans la facilitation de l’accès au marché de l’art.
L’Afrique est “très mal représentée dans le marché de l’art, avec seulement 1 % des ventes dans le monde”, a-t-il relevé.
Pendant ce temps, les États-Unis, par exemple concentrent “45 %” des recettes de la vente des œuvres artistiques, la Chine étant à “30 %”, a-t-il ajouté.
”La part de l’Afrique dans la répartition des montants annuels de ventes d’objets d’arts est très faible”, a encore déploré M. Diouf.
L’enjeu actuel est d’aider l’artiste africain et sénégalais en particulier, à se faire connaître à travers les réseaux sociaux, pour pouvoir vendre ses œuvres à travers le réseau mondial, dès lors que “l’accès aux marchés [de l’art] concentrés entre l’Occident, les États-Unis et l’Orient, avec la Chine, est très difficile”.
Cette formation offre une opportunité aux artistes sénégalais d’avoir leur propre plateforme pour vulgariser leurs œuvres et pouvoir les vendre, a soutenu Aloïse N. Diouf.
“La Galerie nationale d’art ne doit plus se limiter seulement à exposer des artistes”, a de son côté souligné son administrative, Anne Marie Faye.
“Pour suivre la marche évolutive des arts, il faut que la Galerie aide les artistes à avoir les outils pour pénétrer le marché national et international, et c’est dans ce sens que nous organisons ces sessions de renforcement de capacités”, a-t-elle noté.
L’animatrice culturelle fait observer qu’à travers ces sessions de renforcement de capacités, les artistes disposent des “bagages nécessaires pour pouvoir gérer leur carrière et percer le marché national et international”.
“Aujourd’hui, un artiste qui est au Sénégal doit être en mesure de vendre ses tableaux partout dans le monde et de la façon la plus sûre”, a-t-elle relevé.
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