SENEGAL-INDEPENDANCE-ARMEES
Dakar, 3 avr (APS) – La zone militaire de Thiès (ouest) est un maillon essentiel dans l’architecture de défense nationale, en raison notamment de son rôle dans la préparation opérationnelle des Forces de défense et de sécurité, a affirmé le commandant de zone militaire 7, le colonel El Hadj Oumar Faye.
Thiès est présentée comme “ville garnison” avec la présence de l’Ecole d’application et de perfectionnement interarmes (EAPI), de l’Ecole nationale des officiers d’active (ENOA), de l’Ecole de l’armée de l’air (EAA), du Bataillon de commandos, du Bataillon de blindés et du Centre d’entraînement tactique.
”En plus des missions traditionnelles propres à toutes les zones, la zone militaire numéro 7 joue un rôle essentiel dans la préparation opérationnelle des Forces de défense et de sécurité, à travers des actions orientées vers la formation et l’entraînement”, a souligné le colonel Faye.
Il s’est entretenu avec l’APS, dans le cadre de la fête nationale de l’indépendance délocalisée, cette année, à Thiès.
Installé en octobre 2025, le colonel Faye a la haute charge de coordonner et d’organiser le défilé du 4 avril 2026 sur l’avenue Caen.
Il a fait observer que ”ces écoles de dimension internationale fournissent la majeure partie des cadres militaires de notre armée et permettent d’entretenir les relations diplomatiques par l’octroi d’offres de formation à bon nombre de pays partenaires”.
”De plus, a-t-il ajouté, l’implantation de certaines unités de réserve générale que constituent le Bataillon de blindés et le 1er Bataillon de commandos, élargit la dimension de l’aura de cette zone qui se renforce avec la montée en puissance de l’Etablissement hospitalier militaire de Thiès”.
Thiès tient son statut de son passé de ”ville-garnison” déjà sous l’Afrique occidentale française (AOF).
Considérée comme une zone militaire “particulière et sensible à bien des égards de par sa position”, elle est aussi, pour reprendre son ancien commandant de zone, le colonel Boubacar Koïta, “la vitrine des armées car étant le lieu de préparation de toutes les forces”.
Avec la Première Guerre mondiale, la ville de Thiès va recouvrer sa fonction militaire. Georges Savonnet rapporte dans son article “Une ville neuve du Sénégal : Thiès”, paru dans Les Cahiers d’Outre-Mer, en 1956, que la base devient un centre de formation militaire pour les nouvelles recrues avec l’élargissement du quartier de Diakhao accueillant les familles de militaires des colons. Ce qui expliquerait d’ailleurs la conception occidentale des quartiers de Thiès comme la Cité Ballabey devenue Cité Ibrahima Sarr, Vieille Escale et la Résidence.
La première Base aérienne (BA) en AOF, créée en 1911 à Thiès, fut utilisée aussi au début de la Deuxième Guerre mondiale pour des missions de surveillance maritime.
Dans les années 1965, la base fut alors prise en charge par la nouvelle armée de l’air sénégalaise.
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