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Thiès, 14 juin (APS) – L’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles du Sénégal (INEFJA) de Thiès a célébré, samedi, la journée internationale de l’hygiène menstruelle, en s’intéressant à l’effet des menstrues sur la scolarité des jeunes filles en situation de handicap, a constaté l’APS.
La Journée mondiale de l’hygiène menstruelle qui se tient le 28 mai de chaque année, a été célébrée en décalé cette année à l’INEFJA, sous le thème ‘’Hygiène menstruelle et impact sur la santé et les droits des femmes et des filles handicapées’’.
La célébration a eu lieu dans l’enceinte de l’établissement à Thiès, en partenariat avec la Fondation Sénégal solidaire, Plan international Sénégal et le ministère de l’Education nationale.
‘’Aujourd’hui, nous parlons d’un sujet sensible, trop souvent réduit au silence : les menstrues’’, a souligné la directrice des programmes et de l’influence de Plan Sénégal.
Selon Huguette Sossouhounto Sekpe, une étude menée au Sénégal entre 2023 et 2025, a montré que ‘’45% des filles’’ manquent l’école pendant leurs règles. Seules deux filles sur dix les respectent les pratiques d’hygiène recommandées.
La même étude a révélé que ‘’83%’’ d’entre elles ne sont pas préparées à la survenue de leurs règles et ‘’plus de 55% ressentent de la honte’’ par rapport à cette manifestation.
‘’Ces chiffres persistent, du fait du manque d’accès à des produits sûrs, abordables, respectueux de l’environnement, de l’insuffisance d’infrastructures d’assainissement adaptées et de la persistance des tabous et stigmatisations’’, a expliqué Huguette Sossouhounto Sekpe.
Elle affirme qu’ ’’au Sénégal, de nombreuses femmes et filles rencontrent encore des difficultés majeures dans la gestion de leur hygiène menstruelle’’.
Selon la coordonnatrice de la cellule Genre et Equité du ministère de l’Education nationale, Anna Sow, les menstrues demeurent encore, dans de nombreux contextes, entourées de tabous, de préjugés et de difficultés, qui affectent la scolarisation, le bien-être et la participation sociale des filles, notamment celles vivant avec un handicap.
‘’Pour les filles vivant avec un handicap, les défis sont souvent importants, c’est pourquoi, dit-elle, les préoccupations liées à l’hygiène menstruelle doivent être pleinement intégrées dans nos politiques éducatives, nos programmes de santé scolaire et nos mécanisme de protection’’.
Les menstruations qui concernent la moitié de l’humanité, rythment la vie de millions de filles et de femmes, a relevé la responsable.

BT/ADI/AKS
