Tambacounda, 13 juin (APS) – Soixante villages du district sanitaire de Tambacounda (est) ont bénéficié d’une nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme à travers l’administration massive de médicaments (MDA) contre cette pathologie, a annoncé mardi, le médecin-chef, Dr Cheikh Tidiane Gadiaga.

“C’est une étude qui s’est déroulée dans 60 villages au niveau du district (…) on administrait des médicaments aux populations de 30 villages dans le cadre du MDA et 30 autres villages qui servaient de bras de comparaison entre 2021 et 2022’’, a expliqué Gadiaga.

Il intervenait lors d’un atelier de restitution et de vulgarisation de cette étude initiée par le district sanitaire de Tambacounda en collaboration avec  le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), l’USAID, l’université Iba Der Thiam (UIDT) de Thiès et l’Université Cheikh Anta (UCAD) de Dakar.

“On administrait des médicaments à la population globale pour leur permettre de se prémunir contre le paludisme, afin de comparer les résultats obtenus avec les autres interventions qui se déroulaient dans le district”, a précisé le médecin-chef.

Le docteur Gadiaga s’est réjoui des résultats de cette étude qui ont montré un taux de refus inférieur à 2% sur 100  personnes qui ont été interrogées sur l’utilisation des médicaments contre le paludisme.

Il a ajouté que ‘’dans les villages où les populations ont eu à prendre ces médicaments, durant les différents cycles de passage, il n’y a presque pas de cas de paludisme’’. Ce qui, selon lui, constitue une satisfaction pour les populations du district sanitaire de Tambacounda.

Sur le plan scientifique, il a fait savoir que ‘’les résultats ont montré une baisse de l’incidence du paludisme de plus de 53% par rapport au bras de comparaison de cette étude’’.

”C’était une étude où il y avait une satisfaction tant au niveau de la population mais également au niveau de la sécurité sanitaire’’, s’est-il encore félicité.

Deux types de médicament ont été utilisés dans le cadre de cette étude. Il s’agit du dihydroarémisinine-pipéraquine utilisé dans le cadre de la lutte contre le paludisme et du primaquine qui permet de tuer les formes parasitaires du paludisme appelé gamétocyte, a-t-il expliqué.

Il a plaidé pour que ce projet d’administration massive de médicaments (MDA) puisse être déroulé au niveau des districts qui répondent aux critères établis par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

BT/ASB/OID

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