AFRIQUE-FRANCE-DEVELOPPEMENT
Nairobi, 14 mai (APS) – Le Sommet ‘’Africa Foward’’, nouveau cadre du partenariat entre la France et les pays africains, a été sanctionné par une série de déclarations se rapportant à l’économie, la finance et la promotion de la paix et de la sécurité.
Dans la ‘’Déclaration finale’’ du sommet intitulée ‘’Appel à l’action’’, les chefs d’Etat africains et les chefs d’entreprise appellent les principales économies du monde, en particulier celles du G7, à reconnaitre ‘’l’impact des déséquilibres mondiaux excessifs’’ sur les économies du continent et à les ‘’réduire’’.
Cet appel sera transmis par la présidence franco-kenyane lors du Sommet du G7 prévu à Evian (France) en juin 2026.
Dans une déclaration conjointe, la France et l’Afrique rappellent l’importance de construire des partenariats mutuellement bénéfiques.
Cette déclaration souligne les défis du financement du secteur privé en Afrique et valorise l’ensemble des initiatives prises lors du Sommet pour renforcer l’architecture financière africaine, notamment en matière de mobilisation des capitaux privés et de garanties.
Le Sommet de Nairobi a été également lancé par l’Africa-France Impact Coalition (AFIC), une plateforme permanente réunissant plus de 40 grands dirigeants africains et français pour ‘’accélérer les partenariats économiques et les projets communs’’.
Ces entreprises représentent 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 600 000 emplois en Afrique et portent de nouvelles annonces de 23 milliards d’euros d’investissements en Afrique, selon document dont l’APS a eu connaissance, soulignant qu’un dialogue régulier avec les chefs d’État et de gouvernement permettra d’accélérer la mise en œuvre des investissements croisé.
Réunis à l’occasion du segment du Sommet Africa Forward consacré aux questions de paix et de sécurité le 12 mai 2026 à Nairobi, les co-présidents français et kenyan ainsi que les chefs d’État et de gouvernement participants ont réaffirmé le respect de la souveraineté des Etats, la place du multilatéralisme, défendu une gouvernance mondiale renouvelée, capable de répondre aux défis du XXIe siècle.
Ils ont reconnu l’urgence d’une réforme globale du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le ‘’rendre plus efficace et représentatif’’, appelé les membres du Conseil à s’abstenir d’utiliser le véto en cas d’atrocités de masse.
Dans leur déclaration, ils ont plaidé pour le financement des opérations de paix sur le contient, des solutions africaines aux crises qui frappent le continent, rejeté les ingérences extérieures, etc.
Le Sommet ‘’Africa-Foward’’ s’est tenu à Nairobi du 11 au 12 mai sous le thème : ‘’partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance’’. Il était à l’initiative des gouvernements français et kenyan.
Quelque 35 chefs d’Etat et de gouvernement dont le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ont pris part à cette rencontre censée jeter les bases d’un nouveau partenariat entre l’Afrique et la France.
OID/AKS

