SÉNÉGAL-ENFANCE-STATISTIQUES
Dakar, 15 juin (APS) – Seuls quelque 110 148 enfants sur 186 744, soit près de 59% des effectifs, ont pu disposer d’une pièce d’état civil, en 2025, a-t-on appris, mercredi, de Yaye Khadidiatou Djamila Diallo, directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (ANPECTP).
‘’Les résultats de l’étude menée en 2025 montrent que sur 186 744 enfants accueillis dans les structures de développement intégré de la petite enfance, seuls 110 148 enfants ont pu disposer de pièce d’état civil, soit 58,98% des effectifs’’, a-t-elle dit.
Mme Diallo s’exprimait au cours de la signature d’une convention de partenariat entre la structure qu’elle dirige et l’Agence nationale de l’état civil (ANEC).
‘’La convention que nous avons signée traduit cette volonté commune de développer une action concertée, harmonisée et durable. Elle permettra notamment de renforcer les campagnes de sensibilisation auprès des familles, de faciliter l’enregistrement des enfants dans toutes les plateformes de développement intégré de la petite enfance – DIPE – et dans le cadre du Programme de parrainage des bébés, d’organiser conjointement des audiences foraines et des campagnes d’enrôlement avec l’aide des conseillères familiales et relais communautaires, etc.’’, a-t-elle souligné.
Selon elle, à travers ce partenariat, l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits et l’ANEC poursuivent un objectif commun portant sur la garantie des droits fondamentaux des enfants.
‘’Au-delà de la signature d’un document, nous posons aujourd’hui un acte fort en faveur de la protection des enfants. Nous faisons le choix de mutualiser nos compétences, nos ressources et nos expériences afin que chaque enfant sénégalais puisse bénéficier de son droit à une identité juridique dès sa naissance’’, a ajouté Mme Diallo.
Relevant les progrès enregistrés dans l’enrôlement des enfants à l’état civil, la directrice générale de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits a indiqué que des défis subsistent.
‘’Trop d’enfants ne disposent pas encore d’un acte de naissance, les privant ainsi de l’exercice de plusieurs de leurs droits, surtout lors des examens et concours nationaux’’, a-t-elle fait remarquer.
Pour sa part, Matar Ndao, directeur général de l’ANEC, s’est réjoui de la signature de la convention de partenariat, qui témoigne de la volonté commune des deux entités d’agir ”avec cohérence, efficacité et responsabilité”, afin que chaque enfant puisse bénéficier pleinement du droit fondamental à l’identité juridique.
‘’Je forme le vœu que cette convention produise rapidement des résultats tangibles sur l’ensemble du territoire national et qu’elle contribue à consolider un état civil moderne, inclusif, sécurisé et accessible à tous’’, a-t-il déclaré.
Pour atteindre les objectifs visés, Matar Ndao a invité les équipes de l’ANEC et de l’ANPECTP à mettre en œuvre ce partenariat avec rigueur, professionnalisme et sens du service public.
‘’Notre responsabilité collective est de faire en sorte qu’aucun enfant ne soit privé de son droit à l’identité et, par conséquent, de son accès aux droits qui en découlent. En garantissant à chaque enfant une identité juridique dès sa naissance, nous renforçons les fondements de l’État de droit, nous consolidons la confiance entre l’administration et les citoyens et nous investissons durablement dans le capital humain de notre nation’’, a affirmé le directeur général de l’ANEC.
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