SENEGAL-SOCIETE-ENTREPRENARIAT
Dakar, 22 mai (APS) – Quelque 19 Groupements d’intérêt économique des départements de Saint-Louis et de Mbour ont bénéficié de l’accompagnement de 90 jeunes développeurs de solutions numériques dans le cadre du projet “S@jef” visant à contribuer à l’émergence d’écosystèmes de services numériques inclusifs, dans le cadre d’une collaboration entre l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE et l’ONG Oxfam.
Dix-neuf GIE basés dans les départements de Saint-Louis et de Mbour “ont été accompagnés dans le cadre du projet S@jef. Les femmes de ces GIE se sont montrées ouvertes à collaborer avec les jeunes. Ce qui fait que nous avons un taux de réussite de 100%”, s’est félicitée Marame Diop, directrice des programmes de l’ONG Oxfam.
Elle prenait part à la cérémonie de clôture et de capitalisation du projet “S@jef Soutien numérique en faveur de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes”, tenue jeudi à Dakar, sous l’égide de l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE (UN-CHK), qui porte cette initiative, en collaboration avec Oxfam au Sénégal.
Selon Marame Diop, la problématique de l’accès des jeunes et des femmes aux opportunités économiques, aux opportunités d’emploi et de création de richesses est au cœur de ce projet.
”Les trajectoires de changement que nous imaginons se traduisent par la vision que nous avons sur le numérique. Le numérique constitue un levier essentiel”, a relevé la directrice des programmes pour l’ONG Oxfam.
Pour permettre à ce levier de déployer tout son potentiel, il faut qu’on adresse les défis de connectivité, les défis d’accès aux infrastructures et les défis liés aux capacités des communautés sénégalaises pour utiliser le numérique, a relevé Mme Diop.
Elle souligne la nécessité de collaborer avec les acteurs étatiques en charge de veiller à la mise en place de cadres légaux porteurs d’opportunités, ce qui justifie à son avis la création d’un espace multi-acteurs.
”Nous avons pris la clôture de ce projet comme prétexte pour organiser cette rencontre avec une multitude d’acteurs et créer des synergies d’action afin d’adresser ensemble ces défis et faire en sorte que les innovations qui ont été testées à si petite échelle durant ce projet puissent aller à l’échelle”, a-t-elle fait observer.
L’Université numérique Cheikh Hamidou Kane a pu ainsi “mettre en place un cadre d’échanges numériques en mettant à disposition des formateurs et des coach qui ont accompagné les jeunes pour développer des solutions numériques, lesquelles ont été réalisées suivant une approche d’identification des besoins des femmes”, a relevé, pour sa part, Mayoro Cissé, directeur de la coopération et du partenariat de l’UNCHK.
Selon M. Cissé, cette approche a pris en compte les termes d’amélioration de la visibilité des femmes, mais aussi leur stratégie de commercialisation et de gestion de leurs clients.
Il a signalé que ces jeunes ont pu être incubés dans le dispositif ”IncubeNO” que l’université a mis en place, permettant d’accompagner 90 jeunes.
En perspective, il est attendu la mise en place d’un cadre pour assurer la durabilité des acquis du projet afin de continuer à mettre en synergie les acteurs de l’écosystème entrepreneurial pour la mise à l’échelle du projet.
AUT : NSS/OID/BK
