Sécurité sanitaire des aliments : un expert souligne les vertus de la méthode des “5M”

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Dakar, 23 sept (APS) – La prévention des facteurs de risque de maladies passe principalement par l’application de la méthode des “5M”, qui permet d’identifier les sources de la non-conformité des aliments présentant un danger pour le consommateur, a souligné le docteur Mamadou Ndiaye, expert en santé et sécurité sanitaire des aliments.

Intervenant lors d’une mission d’immersion de journalistes spécialisés en santé à la gare des Baux maraichers, à Dakar, mardi, il a rappelé que la méthode des “5M” permet d’identifier et de corriger à la racine les causes de contamination ou d’infection, en prenant en compte la main d’œuvre, le milieu, le matériel, les matières premières et la méthode.

Intervenant sur les bonnes pratiques à adopter dans la préparation et la commercialisation des aliments, il a expliqué que les ‘’5M’’ permettent d’identifier les différentes sources susceptibles d’entraîner une non-conformité ou de présenter un danger pour le consommateur.

Le premier “M” renvoie à la matière première, qui doit répondre à des exigences sanitaires avant toute utilisation, a-t-il dit, évoquant les bonnes pratiques à adopter dans la préparation et la commercialisation des aliments.

La viande, par exemple, doit provenir d’abattoirs et avoir fait l’objet d’une inspection, tandis que les produits de la pêche doivent notamment présenter des garanties de fraîcheur.

Le deuxième désigne le matériel utilisé pour la préparation des aliments, qui ne doit pas devenir une source de contamination. Il doit être conçu avec des matériaux adaptés, idéalement inoxydables, et faire l’objet d’un entretien régulier afin de rester propre.

Le troisième “M” fait référence au milieu, c’est-à-dire le local ou l’espace dans lequel les aliments sont préparés.

Selon le spécialiste, cet environnement doit être aménagé de manière à limiter l’exposition des denrées à la poussière, aux intempéries et à d’autres sources potentielles de contamination.

La main-d’œuvre représente le quatrième facteur. Les personnes chargées de manipuler les aliments doivent être en bonne santé et disposer d’une formation leur permettant d’adopter les comportements appropriés en matière d’hygiène alimentaire.

Enfin, la méthode de travail correspond au cinquième “M”. Elle renvoie notamment aux conditions de conservation, de préparation et de manipulation des aliments.

L’expert en santé et sécurité sanitaire des aliments insiste sur le respect de la chaîne du froid pour les produits périssables, notamment ceux destinés à être consommés crus, afin d’éviter la prolifération des bactéries.

Pour les aliments chauds, il recommande également de maintenir une température suffisamment élevée jusqu’au moment de leur consommation, autour de 60 à 70 degrés Celsius.

“Si nous respectons ces cinq exigences-là, on peut espérer à la fin avoir une sécurité sanitaire des aliments”, a-t-il résumé.

La méthode des “5M” apparaît ainsi comme un outil permettant aux acteurs de l’alimentation de rue et aux autres manipulateurs de denrées de mieux identifier les risques à chaque étape de la préparation et de la conservation des aliments.

NSS/BK