Santé reproductive : la deuxième phase du projet SANSAS officiellement lancée
Santé reproductive : la deuxième phase du projet SANSAS officiellement lancée

SENEGAL-SANTE

Dakar, 4 juin (APS) – La deuxième phase du projet Santé reproductive des adolescents et des jeunes au Sénégal (SANSAS) a été officiellement lancée ce mercredi à Dakar, avec l’ambition d’élargir l’accès des jeunes à des services de santé de qualité et de renforcer leur autonomisation.

Selon les responsables du projet SANSAS, la première phase, mise en œuvre entre 2021 et 2025, a permis d’obtenir des résultats satisfaisants en matière de promotion de la santé reproductive des adolescents et des jeunes.

“La première phase a montré que l’approche intégrée a produit des résultats probants dans les régions cibles que sont Sédhiou et Thiès”, s’est félicité Karel Nana, directeur pays de Solthis Sénégal, agence d’exécution du projet dont la deuxième phase va bénéficier d’une enveloppe globale de 8,7 millions d’euros, soit environ 5 milliards de francs CFA.

“Les jeunes ont eu accès à des services de santé sécurisés [dans le cadre de la mise en œuvre de la première phase]. Une évolution importante grâce à une nouvelle configuration plus adaptée aux réalités du terroir, a été observée. Le projet a couvert 7 districts sanitaires et 150 points de prestation”, a-t-il expliqué.

Santé reproductive : la deuxième phase du projet SANSAS officiellement lancée

Florian Blazy, ministre-conseiller à l’ambassade de France au Sénégal, a salué les résultats selon lui satisfaisants de ce projet, avant de réaffirmer l’engagement de son pays en faveur des droits et de la santé sexuels et reproductifs.

La France a accordé, dans ce cadre, plus de 16 millions d’euros de subventions au projet SANSAS, soit plus de 9 milliards de francs CFA, a-t-il indiqué, ajoutant que son pays a globalement mobilisé, en 20 ans, plus de 80 millions d’euros – plus de 45 milliards de francs CFA – au profit du secteur de la santé au Sénégal.

Il a relevé que la première phase du programme SANSAS a permis de former 509 agents de santé, d’améliorer la qualité des services dans 30 structures sanitaires et de réaliser plus de 106.000 consultations destinées aux adolescents et aux jeunes.

Le directeur général de la Santé, le docteur Youssouf Tine, a souligné que les adolescents et les jeunes de 10 à 24 ans représentent près du tiers de la population sénégalaise.

M. Tine, qui présidait cette cérémonie officielle de lancement, a salué les progrès enregistrés en matière de santé reproductive, tout en relevant la persistance de défis liés aux grossesses précoces, aux violences basées sur le genre et aux disparités d’accès aux services.

Il a rappelé, à ce titre, que les enquêtes démographiques et de santé montrent une augmentation du recours à la contraception moderne chez les adolescentes mariées, passée de 7,1 % à 9 %, les mêmes études faisant état d’une baisse des besoins non satisfaits en planification familiale et de la prévalence des mutilations génitales féminines chez les adolescentes.

Santé reproductive : la deuxième phase du projet SANSAS officiellement lancée

“Dotée d’un financement de 8,7 millions d’euros, la nouvelle phase du projet prévoit l’appui à 155 points de prestation de services dans plusieurs districts sanitaires des régions de Thiès et de Sédhiou”, a précisé le directeur général de la Santé.

Il a ajouté que la seconde phase du projet SANSAS devrait se traduire par le renforcement et l’intégration des services de santé maternelle, infantile, nutritionnelle et de planification familiale, grâce notamment à l’apport de sages-femmes itinérantes.

Le docteur Tine a appelé à une mobilisation de l’ensemble des acteurs pour garantir aux adolescents et aux jeunes un meilleur accès à leurs droits et à des services de santé adaptés à leurs besoins.

NSS/BK