AFRIQUE-SANTE-TECHNOLOGIES
De l’envoyée spéciale de l’APS, Ndèye Suzanne Sy
Casablanca (Maroc), 4 mai (APS) – Les pays africains doivent impérativement se doter d’un système intégré, capable de réunir différents acteurs, en vue de mieux promouvoir la santé digitale, a déclaré, lundi, à Casablanca, la présidente de la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP), Yasmine Lahlou Filali.
“Ce dont nous avons besoin aujourd’hui en tant qu’Africains, c’est d’un écosystème intégré, capable de réunir les pouvoirs publics, l’industrie pharmaceutique, les acteurs de la technologie, les investisseurs, les académiques et les start-up”, a-t-elle déclaré.
Yasmine Lahlou Filali prenait part la cérémonie d’ouverture de la première édition de GITEX Future Health Africa, le Salon international du futur de la santé africaine, portant sur le thème “La digitalisation de l’avenir des soins de santé en Afrique : l’IA au service des soins essentiels”.
La santé de demain “sera digitale ou ne sera pas”, selon la présidente de la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques.
“La santé de demain sera aussi industrielle, souveraine et inclusive”, a insisté Yasmine Lahlou Filali, relevant le fait qu’aucun acteur, à lui seul, ne peut relever ces défis.
Dans ce sens, Mme Filali a soutenu que le GITEX Futur Health Africa représente une “plateforme de dialogue, d’innovation et de co-construction”.
Intervenant par visioconférence, le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fait observer que “les technologies numériques, notamment l’intelligence artificielle, constituent un outil puissant pour mettre en place des systèmes de santé résilients, équitables et efficaces”.
“Ce qui importe le plus, c’est la manière dont ces outils sont conçus et déployés”, a-t-il dit, plaidant pour des solutions répondant à “des besoins réels”, des systèmes de données qui préservent la confiance, des technologies qui soutiennent les professionnels de santé plutôt que de les remplacer, et des investissements qui renforcent les capacités nationales et la collaboration régionale.
Dans cette perspective, le GITEX Future Health Africa permet d’adresser, selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, les questions relatives à la transformation des hôpitaux et des infrastructures numériques, au financement des systèmes de santé et à la protection des données de santé.
“L’OMS est prête à aider les pays à mettre la transformation numérique au service des objectifs de santé publique, d’un meilleur accès, d’une meilleure qualité et d’une meilleure préparation pour l’avenir”, a-t-il promis.
NSS/BK

