Fatick, 13 jan (APS) – Le commissaire général du troisième Salon national du livre (9 au 12 janvier) à Fatick, Abdoulaye Fodé Ndione, a dressé, vendredi, un ‘’bilan mitigé’’ de cet évènement culturel au vu de la faible affluence notée, surtout chez les adultes.

Ouvert mardi, cette manifestation couplée à la douzième édition du Festival national des arts et cultures (Fesnac), a pris fin vendredi. Elle a enregistré la participation d’une cinquantaine d’éditeurs.

‘’C’est un bilan mitigé par rapport à la fréquentation pour la simple raison que nous n’avons pas eu le public adulte escompté. Nous avons heureusement bénéficié de visiteurs estudiantins et des élèves.  Nous avons eu beaucoup de présence d’élèves. Chaque matin, le salon est rempli et l’après-midi aussi’’, a déclaré M. Ndione dans un entretien accordé à l’APS.

”J’aurais souhaité voir  à ce salon logé dans les locaux de la mairie de Fatick, le public adulte fatickois”, a-t-il déclaré, saluant cependant la qualité de la plupart des éditeurs dont les ouvrages interpellent les adultes.

‘’On aurait souhaité les voir mais, malheureusement, le public n’est pas sorti’’, a-t-il déploré. Il s’est réjoui néanmoins de la réussite de deux choses : le record de participation des éditeurs à ce salon national du livre avec 52 maisons d’éditions exposantes, dont celles des régions et l’engouement suscité autour des exposants.

“Lorsqu’on voit des institutions qui travaillent pour le livre arriver à Fatick, cela veut dire que le secteur est animé et il y a un dynamisme autour. Ce qui fait que les gens sont prêts à aller plus loin”, estime Abdoulaye Fodé Ndione.

L’autre succès, selon lui, reste la participation de la douane et de la police à l’atelier axé sur la distribution et la diffusion. Il a souligné que les éditeurs ont profité de cette rencontre avec les forces de défense et de sécurité pour lever des équivoques concernant la piraterie et la contrefaçon des œuvres produites.

“Ils nous ont expliqué quoi faire et comment faire par rapport à ce fléau. Ils ont tu les contraintes en nous donnant des solutions pratiques’’, a-t-il fait valoir.

Il dit ne pas croire que les gens n’aiment pas le livre ou ne lisent plus. Selon lui, si certains ne lisent plus, c’est parce qu’ils ne voient pas ce qu’il y a à lire.

“C’est exactement la raison d’être du Salon national du livre organisé pour la première fois à Saint-Louis en 2019, en 2023 à Dakar et à Fatick en 2024, porté par le Fesnac”, a-t-il expliqué. Selon lui, ”le livre voyage dans les régions, mais ce qu’on doit travailler davantage, c’est d’emmener le livre plus loin dans d’autres régions, pour que sa distribution et sa diffusion soient installées au Sénégal’’.

Concernant la vente d’ouvrages lors de ce salon, “cela n’a pas été une réussite”, a-t-il déclaré, tirant un bilan également mitigé du couplage de cette édition avec le Fesnac.

Il n’en sera plus ainsi pour les prochains rendez-vous du salon, a-t-il précisé, rappelant que la présente édition a “été organisée dans le cadre du +sargal+ [hommage] au président de la République. (…)”, a-t-il conclu.

FKS/SDI/AB/SBS/ASG

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