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Saint-Louis, 8 mars (APS) – La présidente de l’Union locale des femmes transformatrices, mareyeuses (ULFTM) du Groupement d’intérêt économique (GIE) ‘’Dann Sa Dolé’’, Fama Sarr a plaidé, dimanche, pour que les femmes soient impliquées dans les instances de décision.
‘’Ce que nous voulons faire entendre c’est que tous ceux qui sont là jugent qu’il est nécessaire et qu’il est encore temps que la voix des femmes s’élèvent. Mais pas pour faire des cérémonies de Tam-tam ou bien de tintamarre’’, a-t-elle déclaré.
Fama Sarr par ailleurs femme transformatrice de produits halieutiques s’entretenait avec la presse en marge d’une activité relative à la célébration de la journée internationale des droits des femmes du 8 mars.
L’organisation Lumière synergie pour le développement (LSD) a initié cette activité en collaboration avec les communautés impactées par l’exploitation du gaz.
Il s’agit aussi, a-t-elle dit, de porter des plaidoyers, de se faire entendre pour que les recommandations que les femmes portent chaque année soient prises en charge. ”On parle souvent d’autonomisation des femmes, des mots que nous entendons mais il est encore temps que ça soit matérialisée”, a-t-elle déploré.
Au niveau de la Langue de Barbarie, il y a 1254 femmes qui s’activent dans le secteur de la transformation de produits halieutiques. Mais dans les sites de transformation, beaucoup de femmes sont au chômage, a-t-elle notamment indiqué.
Elle a par ailleurs déploré le manque de matières premières dues aux installations posées par les multinationales dans le cadre du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA).
Directrice du partenariat et coordonnatrice de l’organisation Lumière synergie pour le développement (LSD), Amy Dia a, pour sa part, réaffirmé leur soutien envers les communautés affectées par le projet GTA avec un accent particulier mis sur les femmes.
L’objectif global de cette célébration est de créer un espace de convergence stratégique à Saint-Louis pour renforcer le plaidoyer en faveur de la justice sociale et économique des femmes affectées par les projets d’infrastructures, tout en accélérant leur autonomie financière par des mécanismes de résilience concrets, indique une note dont l’APS a reçu une copie.

CGD/AMD/ADC


