Saint-Louis : la prière des ”deux rakkas” perpétuée par la communauté mouride
Saint-Louis : la prière des ”deux rakkas” perpétuée par la communauté mouride

SENEGAL–RELIGION-HISTOIRE

Saint-Louis, 5 sept (APS) – La traditionnelle prière des ”deux rakkas” effectuée par le fondateur du mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké (1853-1927) le 5 septembre 1895 a été perpétuée samedi à Saint-Louis (nord) en présence de Serigne Mame Mor Mbacké, d’autorités administrative et territoriales et de nombreux fidèles, a constaté l’APS.

Serigne Mame Mor Mbacké, petit-fils de Serigne Touba a appelé les musulmans à respecter les préceptes de l’Islam lors de la cérémonie officielle.

‘’L’islam repose sur une foi absolue en Dieu et en ses enseignements. Nous devons nous focaliser sur le travail et suivre les enseignements et recommandations d’Allah’’, a-t-il déclaré devant un public nombreux.

Dans son adresse, le fils de Serigne Mourtada Mbacké a rendu hommage aux familles religieuses associées à cette édition, notamment la famille de Mame Rawhane Ngom de Mpal mais aussi celle de Serigne Madior Cissé.

Saint-Louis : la prière des ''deux rakkas'' perpétuée par la communauté mouride

Le gouverneur de la région de Saint-Louis Al Hassan Sall a salué la ”philosophie mouride qui repose sur le travail tout en suivant les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba”.

Pour sa part, le maire de la ville Mansour Faye a réaffirmé l’engagement de la commune à accompagner le ‘’Kurel des deux Rakkas’’.

Saint-Louis : la prière des ''deux rakkas'' perpétuée par la communauté mouride

Après la cérémonie officielle, l’imam Serigne Mame Mor Mbacké a dirigé la prière de 17 heures dans l’enceinte de la gouvernance.

Le 5 septembre 1895, venu répondre à une convocation de l’autorité coloniale d’alors, Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, l’une des principales confréries musulmanes du Sénégal, a effectué deux ‘’Rakkas’’ [deux unités de prière] dans le bureau du gouverneur de l’Afrique occidentale française, à Saint-Louis.

Cheikh Ahmadou Bamba était alors sur le point d’être exilé au Gabon.

Le ‘’Magal des deux Rakkas’’ commémore à Saint-Louis cet épisode que la communauté mouride considère comme un acte de ‘’bravoure’’.

CGD/AMD/MTN