SENEGAL-AGRICULTURE-RECHERCHE
Saint-Louis, 10 juin (APS) – Le Centre du riz pour l’Afrique (AfricaRice) travaille à promouvoir l’inclusion des femmes, en veillant à ce qu’elles bénéficient des innovations issues de la recherche rizicole, a déclaré Dr Ali Ibrahim, son représentant résident au Sénégal et responsable du Bureau Sahel.
”Nous cherchons toujours à relever le défi de l’inclusion des femmes dans nos activités”, a dit Dr Ibrahim en marge de l’Assemblée générale d’AfricaRice à Saint-Louis du Sénégal (nord), où se trouve son Bureau Sahel.
”Nous nous soucions de faire en sorte que nos technologies puissent créer des emplois pour les femmes et nous travaillons à leur donner des formations”, a ajouté le représentant résident d’AfricaRice, qui n’oublie pas non plus les enfants et les jeunes.
Selon lui, ”dans les programmes de production de semences ou de transformation, AfricaRice cherche toujours à permettre à ces couches vulnérables d’avoir des emplois et à faire en sorte qu’elles interviennent dans toute la chaîne de valeur pour leur permettre d’avoir un emploi décent et de satisfaire leurs besoins”.
Il a souligné que cette structure africaine de recherche sur le riz a mis en place, depuis les années 1970, plusieurs variétés de riz, dont Sahel 108 et les variétés NERICA et ISRIZ.
Aujourd’hui, a-t-il ajouté, les structures de recherche ont mis en place des variétés adaptées à l’écologie des terroirs des bas-fonds et des plateaux pluviaux, où le potentiel pour augmenter la production est réel.
Dr Ali Ibrahim a relevé que le problème demeure la vulgarisation de ces variétés, souvent méconnues par la majorité des producteurs qui n’y ont pas accès.

Maimouna Ndour, responsable de l’inclusion au Bureau Sahel d’AfricaRice, a également mis l’accent sur l’importance d’accompagner les femmes et de mener une politique adaptée à leur situation.
Elle a proposé pour les financements et l’attribution des terres, que leur spécificité et leur vulnérabilité soient prises en compte.
AMD/ASB/MTN
